La capitale guinéenne s’est imposée comme le centre névralgique de la coopération énergétique sous-régionale en abritant les travaux de la 21e session de l’Assemblée générale du Système d’échange d’énergie électrique ouest-africain (WAPP/EEEOA).
Placé sous le sceau de l’intégration et de la résilience, cet événement majeur a réuni le gouvernement guinéen, les dirigeants des sociétés nationales d’électricité, les institutions de la CEDEAO ainsi que l’ensemble des partenaires techniques et financiers.
A travers cette mobilisation d’envergure, la Guinée a réaffirmé son rôle de pionnière et de hub énergétique incontournable en Afrique de l’Ouest, tirant parti d’un potentiel hydroélectrique estimé à plus de 6 000 mégawatts et concrétisé par des infrastructures de grande envergure telles que les barrages de Kaléta et Souapiti, en attendant le développement du projet Koukoutamba.
Il a également souligné que relier les réseaux ne suffit pas, insistant sur la nécessité de partager les informations, d’entretenir les ouvrages et d’établir une relation de confiance mutuelle entre les sociétés et les institutions de la sous-région.
Prenant la parole à sa suite, le Secrétaire Général du WAPP, Abdoulaye Dia, a mis en avant le rôle précurseur de la Guinée dans la sous-région et salué les avancées majeures du réseau interconnecté.
« La Guinée, en abritant cette assemblée générale sur son sol, joue une fois de plus un rôle central dans la coopération en matière d’énergie électrique. Après avoir réalisé l’interconnexion des 15 pays membres, le WAPP s’attelle à tout synchroniser pour faire fonctionner l’ensemble de ces réseaux de manière intégrée. Le lancement officiel du marché régional de l’électricité marque une étape cruciale et ce marché permettra à tous les acteurs de vendre et d’acheter de l’électricité en toute transparence dès l’année prochaine », a-t-il affirmé, appelant à un soutien continu aux sociétés publiques d’électricité pour relever le défi de la demande croissante.
Il a conclu par un appel solennel à l’ensemble des pays membres pour le respect de leurs engagements « Une institution régionale ne peut être plus forte que l’engagement de ses membres. Le règlement régulier des contributions statutaires est la condition essentielle de notre autonomie, de notre crédibilité et de notre efficacité commune. »

