
À travers la deuxième édition de son gala de levée de fonds « African Royalty », la Fondation Diaka Camara ambitionne de mobiliser davantage de ressources pour soutenir ses différents programmes. C’est dans cette perspective que cette rencontre a réuni plusieurs partenaires de la fondation, dont l’acteur américain Terrence Howard, venu de Los Angeles pour apporter son soutien à cette initiative.
Au cours de cette rencontre, Diaka Camara a rappelé que l’éducation des filles et la lutte contre les violences basées sur le genre restent des défis qui dépassent les frontières guinéennes. Elle a notamment insisté sur l’importance de l’engagement collectif et de la mobilisation autour de ces causes. « Donner de l’argent est la chose la plus facile à faire, mais donner de son temps est la chose la plus difficile », a-t-elle souligné, en remerciant les personnes qui accompagnent les activités de la fondation.
Parmi les initiatives présentées figure le programme de bourses scolaires Zénab Soumah, baptisé en mémoire de l’ancienne directrice exécutive de la fondation, décédée d’un cancer à l’âge de 30 ans.
La construction de bibliothèques scolaires constitue un autre axe majeur de son intervention. Lancé en 2018, le programme « Une école, une bibliothèque » ambitionne de construire 15 bibliothèques dans le Grand Conakry. À ce jour, quatre ont été réalisées ou engagées, selon la fondatrice. Parmi elles figurent celles du lycée 2-Octobre, de Château d’Eau et du 1er-Mars, réalisée avec l’appui de la Fondation Orange. Un autre projet concerne l’école primaire Général Lansana Conté de Dubréka, qui accueille environ 1 600 élèves répartis dans huit bâtiments. Sa rénovation doit être inaugurée après le gala, au mois de novembre.
La fondation intervient également dans la lutte contre les violences basées sur le genre à travers sa campagne « Brisons le silence ». Diaka Camara a expliqué que certaines victimes renoncent à porter plainte en raison de leur dépendance financière ou de la précarité de leurs conditions de vie. Pour les accompagner, la structure prend notamment en charge des frais médicaux, des consultations psychologiques et des frais juridiques pour les femmes qui souhaitent engager des poursuites contre leurs agresseurs.
De son côté, Malick Kébé directeur du FODAC a insisté sur le lien entre l’éducation, la culture, le sport et la jeunesse. Pour lui, aucun développement durable ne peut se construire sans un investissement dans le capital humain. Il a également rappelé que le sport transmet des valeurs essentielles comme la discipline, le respect et la rigueur.
Au-delà de la mobilisation financière, cette deuxième édition d’African Royality entend ainsi fédérer des personnalités du monde culturel, sportif et économique autour d’un objectif commun : améliorer les conditions d’accès à l’éducation et offrir de meilleures perspectives aux jeunes filles. Pour la Fondation Diaka Camara, l’enjeu est de poursuivre les actions engagées et de renforcer leur portée auprès des communautés.
