
Selon le commissaire central de police de Kankan, Magassouba Nanamoudou, cette opération s’inscrit dans le cadre de l’application de l’arrêté conjoint du 5 janvier 2021, qui interdit l’importation, la distribution et la commercialisation de la chicha sur toute l’étendue du territoire national, en raison de ses effets néfastes sur la santé publique.
Cette intervention fait également suite à une réquisition du procureur de la République près le Tribunal de première instance (TPI) de Kankan. À travers la réquisition n°440/Parquet/2026 du 13 octobre 2026, le parquet avait instruit le commissariat central de rechercher, constater, saisir et inventorier les produits, appareils et accessoires liés à la consommation de la chicha.
C’est dans ce contexte que des agents de la Brigade spéciale d’intervention de la police (BSIP), en patrouille diurne, ont découvert 15 sacs d’un poids total de 150 kg, abandonnés au bord de la route, à proximité de la gare routière de Farako 2.
« Au cours de nos investigations judiciaires, personne n’a pu nous donner les informations liées au propriétaire, ni à la provenance ou à la destination desdits colis », a expliqué le commissaire central.
Les vérifications effectuées ont permis de découvrir que les colis contenaient 50 cartons de charbon pour chicha de marque BLACK TIGER et 10 cartons d’arômes de marque JIBIAR. Les produits ont été saisis, placés sous scellés sous le numéro 29, puis déposés au greffe du Tribunal de première instance de Kankan pour les besoins de la procédure judiciaire.
Le commissaire Magassouba Nanamoudou a précisé que le procureur de la République avait été informé de cette saisie. Une enquête judiciaire a par ailleurs été ouverte pour identifier et interpeller le propriétaire des produits ainsi que ses éventuels complices.
Pour l’heure, l’identité du propriétaire, tout comme les circonstances dans lesquelles ces marchandises ont été déposées à proximité de la gare routière, reste inconnue. Les investigations devront permettre d’établir les responsabilités.

