
Le butin est particulièrement important. Les quatre caméras robots installées sur le plateau, ainsi qu’un amplificateur de son situé à proximité, ont été emportés. Les malfaiteurs ont également fait main basse sur d’autres équipements essentiels au fonctionnement technique de la chaîne, notamment le mélangeur vidéo et la console de commande des caméras. Certains matériels, trop encombrants ou abandonnés dans les couloirs, n’ont toutefois pas pu être emportés.
« Je suis même étonnée […]. Qui peut oser venir prendre des équipements qui servent à toute la nation ? Parce que c’est tout le monde qui regarde la RTG2 », s’est indignée Makèmè Bamba, rappelant la vocation publique et l’importance de cette chaîne dans le paysage audiovisuel national.
L’audace des cambrioleurs suscite d’autant plus de questions que le site abrite un camp militaire et dispose d’un poste d’accès armé, tenu par des gendarmes. À cela s’ajoute la présence régulière de travailleurs et d’autres usagers dans l’enceinte.
Face à la gravité des faits, les services de gendarmerie déployés à l’entrée du site ont rapidement alerté les unités d’investigation compétentes. Des éléments de la police scientifique se sont rendus sur place dès les premières heures de la matinée afin de procéder aux constatations d’usage, notamment aux relevés d’indices et aux prises de vues photographiques, en vue de documenter les circonstances de l’intrusion.
La direction générale de la RTG entend obtenir toute la lumière sur cette affaire. « Nous espérons que cette enquête ira jusqu’au bout afin qu’on découvre qui a voulu faire ça, et pourquoi », a conclu Makèmè Bamba, exprimant son souhait de voir les auteurs identifiés et leurs motivations établies.

