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Interdiction du plastique en Guinée : 69 % des sondés dénoncent une mesure mal préparée, selon Perceptis

Un mois après l’entrée en vigueur de l’interdiction des plastiques à usage unique en Guinée, les premières difficultés d’adaptation se font sentir. Selon un sondage participatif réalisé par la Fondation Perceptis, 69 % des répondants approuvent le principe de cette décision, mais estiment que sa mise en œuvre a été mal préparée. L’augmentation des dépenses consacrées à l’achat d’eau et la persistance des emballages plastiques dans les commerces figurent parmi les principales préoccupations exprimées.

Intitulé « Sans plastique, comment faites-vous ? », ce sondage participatif, dont les résultats viennent d’être rendus publics par la Fondation Perceptis, montre les difficultés rencontrées par les consommateurs depuis l’application de cette mesure environnementale.

Premier enseignement : l’interdiction ne suscite pas de rejet parmi les personnes ayant participé à l’enquête. En revanche, sa mise en œuvre fait débat. D’après les résultats publiés, 69 % des répondants considèrent que la mesure est bonne dans son principe, mais insuffisamment préparée.

L’achat d’eau pèse davantage sur les dépenses

L’un des résultats les plus marquants concerne la consommation d’eau. Selon la Fondation Perceptis, 87 % des participants déclarent dépenser davantage pour s’approvisionner en eau depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction.

Cette situation s’expliquerait notamment par le remplacement de l’eau conditionnée en sachet plastique par celle vendue en bouteille, généralement plus coûteuse pour le consommateur. Surtout que la demande étant supérieure à l’offre, les prix de l’eau en bouteille ont été revus en hausse.

Le plastique toujours présent dans les commerces

Malgré l’interdiction, les habitudes commerciales semblent également évoluer lentement. L’enquête révèle que 44 % des répondants constatent que des commerçants continuent de distribuer des emballages plastiques.

Ce résultat soulève la question de l’application effective de la réglementation, mais aussi de l’accessibilité des solutions de remplacement pour les commerçants et leurs clients.

La disparition des emballages plastiques à usage unique suppose, en effet, une adaptation des pratiques commerciales et la disponibilité d’autres matériaux à des prix supportables.

Au-delà des difficultés constatées, les participants au sondage ont également formulé des attentes concernant la suite de la réforme.

Récemment, un moratoire de six mois a été accordé aux entreprises de production de l’eau en sachet. À l’approche de la fin dudit moratoire, ils placent en tête de leurs priorités la mise en place de dispositifs de collecte et de recyclage des déchets. Ils réclament également des emballages de substitution accessibles financièrement.

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