
Le ministre a notamment insisté sur la nécessité de mieux protéger les forêts, les bassins versants et la biodiversité, tout en renforçant l’accès à l’eau et la préservation des moyens de subsistance des populations. Il a également souligné que les enjeux environnementaux et climatiques doivent être pris en compte dès la conception des investissements prévus dans le cadre de Simandou 2040.
Parmi les actions prioritaires évoquées figurent la restauration du massif du Fouta-Djalon, la protection du bassin de Konkouré, la préservation des parcs et des zones humides, ainsi que le renforcement du contrôle des pollutions liées aux activités industrielles et minières. Fassou Théa a aussi évoqué la mise en œuvre des textes encadrant l’interdiction des plastiques à usage unique, le développement de solutions alternatives et la mobilisation de financements climatiques.
Pour concrétiser ces ambitions, le ministre a sollicité l’accompagnement des partenaires dans la préparation des projets, les études de faisabilité, le renforcement des capacités et la mobilisation de financements adaptés. Il a proposé l’élaboration d’une feuille de route commune définissant les projets prioritaires, les responsabilités de chaque partie et un calendrier de suivi.
Selon lui, cette cartographie doit permettre d’identifier les zones insuffisamment couvertes et d’éviter les chevauchements entre projets. Il a cité l’exemple de la Haute-Guinée, confrontée à de fortes chaleurs et aux effets du changement climatique, mais qui bénéficie de moins de projets d’adaptation que d’autres zones. Il a également insisté sur la nécessité d’accompagner la mise en œuvre des mesures relatives à l’interdiction des plastiques à usage unique et d’intégrer les enjeux environnementaux, climatiques et de genre dans la planification des projets liés à Simandou 2040.
Parmi les prochaines étapes, il a évoqué l’affinement de la matrice des activités et la tenue de rencontres périodiques entre les partenaires et le ministère afin de poursuivre les échanges et d’assurer un meilleur suivi des interventions.
À l’issue de cette rencontre, le ministère et ses partenaires entendent poursuivre les échanges autour d’une meilleure répartition des interventions, d’un suivi régulier des projets et de la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre des priorités environnementales du pays.

