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Environnement : projets, financements et gestion des déchets au menu d’une table ronde à Conakry

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable entend renforcer la coordination des interventions de ses partenaires techniques et financiers afin d’optimiser les ressources consacrées au secteur. Cette ambition était au cœur d’une table ronde organisée ce lundi 2 novembre 2026 à Conakry, qui a permis de faire le point sur les projets en cours, d’identifier les besoins de financement et d’examiner les moyens d’accompagner les priorités environnementales du pays dans le cadre de Simandou 2040

Dans son intervention, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a présenté les principales priorités de son département. Selon lui, la protection des ressources naturelles, la lutte contre les pollutions et l’adaptation aux changements climatiques constituent les principaux axes d’intervention du ministère.

Le ministre a notamment insisté sur la nécessité de mieux protéger les forêts, les bassins versants et la biodiversité, tout en renforçant l’accès à l’eau et la préservation des moyens de subsistance des populations. Il a également souligné que les enjeux environnementaux et climatiques doivent être pris en compte dès la conception des investissements prévus dans le cadre de Simandou 2040.

Parmi les actions prioritaires évoquées figurent la restauration du massif du Fouta-Djalon, la protection du bassin de Konkouré, la préservation des parcs et des zones humides, ainsi que le renforcement du contrôle des pollutions liées aux activités industrielles et minières. Fassou Théa a aussi évoqué la mise en œuvre des textes encadrant l’interdiction des plastiques à usage unique, le développement de solutions alternatives et la mobilisation de financements climatiques.

Pour concrétiser ces ambitions, le ministre a sollicité l’accompagnement des partenaires dans la préparation des projets, les études de faisabilité, le renforcement des capacités et la mobilisation de financements adaptés. Il a proposé l’élaboration d’une feuille de route commune définissant les projets prioritaires, les responsabilités de chaque partie et un calendrier de suivi.

Prenant la parole à son tour, le secrétaire général du ministère, Dr Karim Samoura, a expliqué que le cadre de concertation avec les partenaires avait été initié en 2023, avec notamment l’appui de l’Union européenne et de l’UNOPS. Il a indiqué que sa relance répond à deux préoccupations : recenser les projets réalisés, en cours et programmés au cours des dix dernières années, puis mieux coordonner les interventions, notamment dans la gestion des déchets plastiques.

Selon lui, cette cartographie doit permettre d’identifier les zones insuffisamment couvertes et d’éviter les chevauchements entre projets. Il a cité l’exemple de la Haute-Guinée, confrontée à de fortes chaleurs et aux effets du changement climatique, mais qui bénéficie de moins de projets d’adaptation que d’autres zones. Il a également insisté sur la nécessité d’accompagner la mise en œuvre des mesures relatives à l’interdiction des plastiques à usage unique et d’intégrer les enjeux environnementaux, climatiques et de genre dans la planification des projets liés à Simandou 2040.

Pour sa part, Marie Shand, chargée des questions environnementales à la Délégation de l’Union européenne en Guinée, a souligné l’importance de maintenir l’environnement au cœur du programme Simandou 2040, compte tenu de ses nombreuses implications. Elle a rappelé que les interventions des partenaires couvrent plusieurs domaines, notamment le climat, les forêts, le littoral, les océans, les plastiques et le marché carbone. Elle a ainsi plaidé pour une meilleure coordination afin de garantir la pertinence et l’impact des actions menées au bénéfice des communautés.

Représentant la Banque mondiale, Keita Mamadi Kobélé a estimé que cette rencontre a permis d’harmoniser les points de vue sur les financements accordés au ministère et de dresser un aperçu des différentes interventions des partenaires. Il a salué un cadre d’échange favorable à une meilleure coordination et à un ciblage plus efficace des actions.

Parmi les prochaines étapes, il a évoqué l’affinement de la matrice des activités et la tenue de rencontres périodiques entre les partenaires et le ministère afin de poursuivre les échanges et d’assurer un meilleur suivi des interventions.

À l’issue de cette rencontre, le ministère et ses partenaires entendent poursuivre les échanges autour d’une meilleure répartition des interventions, d’un suivi régulier des projets et de la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre des priorités environnementales du pays.

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