À quelques jours de l’Assemblée générale élective de la Fédération guinéenne de football, SOAR Academy rappelle les difficultés des centres de formation à trouver des partenaires.
Former les footballeurs de demain sans moyens suffisants reste un défi pour les académies guinéennes. Malgré ses performances et sa présence dans les différentes catégories des équipes nationales, SOAR Academy doit, elle aussi, faire face aux difficultés financières et logistiques.
Lors d’un point de presse tenu ce vendredi 23 octobre 2026, son fondateur, Almamy Saidou Sylla, n’a pas caché cette réalité. « L’année dernière, par exemple, on était en compétition dans la sous-région (…) mais on était tout seuls sur le chemin », a-t-il confié.
Des mots qui résument le combat quotidien de nombreuses structures de formation, souvent confrontées aux dépenses liées aux déplacements, à l’encadrement et à la progression des jeunes joueurs.
« L’idée, ce n’est pas seulement le côté financier, mais c’est aussi apprendre à ces jeunes joueurs comment utiliser leur argent », explique Almamy Saidou Sylla.
Du côté du partenaire, Madani Fanta Kaba, directeur général adjoint de BNB Guinée, affirme la volonté d’investir dans l’avenir de la jeunesse : « C’est vraiment accompagner la vision de M. Sylla pour investir dans le développement du football en Guinée et surtout dans le développement des jeunes Africains. »
Le jeune académicien ivoirien Coulibaly Zana Boubacar espère, lui aussi, que cette initiative profitera aux générations futures. Il rappelle toutefois que le football ne doit pas faire oublier l’école : « N’oublions pas aussi l’école parce que si je suis ici aujourd’hui, c’est grâce à l’école et à mes parents. »
À l’heure où le football guinéen s’apprête à renouveler ses instances dirigeantes, cette initiative pose une question essentielle : qui accompagnera durablement les académies qui forment les talents de demain ?

