Plus de quatre mois après les élections du 31 mai 2026, l’ancien maire de la commune urbaine de N’Zérékoré, Cécé Loua, affirme n’avoir reçu ni le remboursement de sa caution électorale de 35 millions GNF ni la subvention annoncée de 40 millions GNF. Il annonce son intention de se rendre à Conakry pour interpeller la Direction générale des élections (DGE).
Dans un entretien accordé ce mardi 20 octobre 2026, Cécé Loua a dénoncé le retard dans le remboursement de sa caution électorale et le versement de la subvention annoncée aux candidats ayant pris part aux élections communales.
Candidat au scrutin communal du 31 mai dernier, l’ancien maire affirme avoir obtenu 10 sièges sur les 45 que compte le conseil communal de N’Zérékoré, soit environ 22,2 % des conseillers. Il estime ainsi remplir les conditions nécessaires au remboursement de sa caution.
« Je suis vraiment découragé et déçu. Depuis le versement de ces cautions, nous n’avons toujours pas été remboursés. Pourtant, j’ai obtenu plus de 22 % des conseillers. Ma caution doit m’être restituée », a-t-il déclaré, avant d’affirmer qu’il détient le reçu attestant le paiement des 35 millions GNF. Il soutient également avoir ouvert un compte au Crédit rural et transmis ses coordonnées bancaires à la DGE, sans toutefois recevoir son argent.
Au-delà de cette caution, Cécé Loua réclame une subvention de 40 millions GNF. Il affirme avoir appris que certains candidats de Lola et de N’Zérékoré auraient déjà bénéficié de ce paiement, s’interrogeant ainsi sur une éventuelle différence de traitement.
« Pourquoi pas nous ? Pourquoi cette exception ? Pourquoi deux poids, deux mesures ? », s’est-il interrogé.
Face à cette situation, il annonce son intention de se rendre à Conakry pour rencontrer les responsables de la DGE et leur présenter ses justificatifs afin de comprendre les raisons de ce retard.
Selon lui, cette attente fragilise financièrement plusieurs candidats qui auraient contracté des dettes pour payer leur caution et financer leur campagne électorale. Il estime que la restitution de ces sommes leur permettrait de rembourser leurs créanciers.
Cécé Loua met également en garde contre les conséquences de cette situation sur la participation aux prochaines élections, estimant que les candidats pourraient hésiter à engager de nouvelles cautions si celles du précédent scrutin ne sont pas remboursées.

