
C’est au collège Tafory que le secrétaire général du ministère de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, N’faly Sylla, a officiellement lancé les épreuves au nom du ministre. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de la région administrative de Kindia, du préfet et de plusieurs représentants des départements ministériels concernés, ainsi que des cadres des services régionaux, préfectoraux et communaux.
Organisé simultanément dans les différentes régions du pays, ce concours vise à renforcer les effectifs de l’enseignement public et à répondre aux besoins en personnel enseignant des établissements scolaires.
Après la cérémonie de lancement, la délégation officielle a visité plusieurs centres d’examen afin de s’enquérir des conditions de déroulement des épreuves, d’évaluer le dispositif organisationnel et de s’assurer du respect des mesures destinées à garantir la régularité du concours.
14 000 candidats répartis dans 31 centres
Selon les chiffres communiqués par le gouverneur, la région administrative de Kindia compte 14 000 candidats sur les 39 266 annoncés à l’échelle nationale.
Pour accueillir les postulants et assurer le bon déroulement des compositions, un dispositif logistique et sécuritaire a été mis en place dans les 31 centres retenus.
« Près d’une semaine durant, toutes les équipes se sont mobilisées pour accueillir ces candidats », a indiqué le gouverneur, soulignant l’ampleur des préparatifs engagés en amont.
La présence des forces de l’ordre vise notamment à préserver la sérénité des épreuves et à prévenir toute tentative de fraude susceptible de compromettre l’égalité entre les candidats.
Du côté des postulants, les premières impressions recueillies sont plutôt positives. Aminata Hélène Camara, candidate au concours, s’est notamment exprimée sur les conditions d’accueil.
« Ils nous ont reçus, et maintenant nous sommes sur les épreuves », a-t-elle déclaré.
Pour les milliers de candidats engagés dans cette compétition, l’enjeu est considérable : décrocher l’un des 6 000 postes mis en jeu à l’échelle nationale.
Les autorités insistent sur la nécessité de fonder la sélection sur les compétences, le travail fourni et les résultats obtenus, sans distinction liée à l’origine sociale ou aux moyens financiers des postulants.
Prenant la parole au nom du ministre, N’Faly Sylla a inscrit ce recrutement dans la dynamique de renforcement du capital humain portée par les autorités nationales, sous la conduite du président de la République, le général Mamadi Doumbouya.
Il a notamment évoqué la vision Simandou 2040, dont le deuxième pilier est consacré à l’éducation et à la culture.
Au-delà de l’objectif chiffré, ce recrutement entend contribuer à la couverture des besoins en enseignants dans les établissements publics, notamment dans les zones où le manque de personnel éducatif constitue un défi pour l’amélioration des conditions d’apprentissage.
Pour le secrétaire général, recruter un enseignant ne relève pas seulement d’une procédure administrative. Il s’agit également d’une responsabilité envers les générations futures.
« Recruter un enseignant, c’est engager une responsabilité envers des générations d’enfants », a-t-il souligné, rappelant que les familles confient à l’école ce qu’elles ont de plus précieux : l’avenir de leurs enfants.
Fraude et escroquerie : le ministère prévient les candidats
Face aux postulants, N’faly Sylla a rappelé que la réussite devait reposer exclusivement sur la préparation, le travail et la qualité des réponses fournies aux épreuves.
« Ce qui doit faire la différence aujourd’hui, c’est votre préparation, votre travail et la qualité de vos réponses », a-t-il insisté.
Le ministère affirme avoir mobilisé les équipes nécessaires, en collaboration avec les départements chargés de l’éducation et les autorités territoriales, afin de garantir un processus de sélection transparent et équitable.
Le secrétaire général a également mis en garde contre les pratiques frauduleuses et les tentatives d’escroquerie. Il a notamment dénoncé les promesses d’admission formulées en échange d’argent, invitant les candidats à ne pas céder à ces sollicitations et à signaler tout cas suspect aux responsables compétents.
Aux organisateurs et aux surveillants, il a rappelé l’obligation de faire preuve de rigueur et d’impartialité dans l’accomplissement de leurs missions.
« La confiance se construit dans chaque détail », a-t-il déclaré.
6 000 postes pour des dizaines de milliers de candidats
Avec 39 266 candidats annoncés à l’échelle nationale pour 6 000 postes, ce concours suscite de fortes attentes parmi les postulants. À Kindia, les 14 000 candidats mobilisés illustrent l’ampleur de la demande d’accès à la Fonction publique.
Alors que les épreuves se poursuivent dans les différents centres, le principal défi reste de garantir leur régularité et de faire en sorte que la sélection finale repose effectivement sur le mérite.
« La Guinée a besoin de vos compétences. Nos écoles ont besoin de votre engagement », a lancé N’faly Sylla, avant de déclarer officiellement ouvertes les épreuves du concours de recrutement de 6 000 enseignants.
À Kindia comme dans le reste du pays, les résultats de cette compétition seront déterminants pour les candidats, mais aussi pour les établissements scolaires qui attendent un renforcement de leurs effectifs enseignants.

