« Le président de la République, Mamadi Doumbouya, ne peut pas rester à Conakry et voir tout ce qui se passe en Guinée ou dans les villages. Tout ce qui se gâte, on dit son nom, pourtant nous sommes censés faire le travail. Nous avons notre responsabilité là-dedans »
À Kankan, la ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Djénabou Touré, appelle à un respect mutuel entre les autorités et les citoyens. Lors d’une rencontre tenue ce mercredi 14 octobre 2026 à la Maison des jeunes de Kankan, elle a exhorté les populations à respecter les autorités établies, tout en rappelant aux responsables locaux leur obligation de répondre aux préoccupations des citoyens. Elle a également insisté sur le rôle des chefs de quartier dans la lutte contre le banditisme et l’amélioration des conditions de vie des habitants.
Évoquant les critiques relatives au manque de respect envers les chefs traditionnels et les autorités en Haute-Guinée, la ministre a invité les citoyens à abandonner les comportements qu’elle juge contraires aux valeurs de respect de l’autorité.
« On dit que quand on vient chez nous en Haute-Guinée, c’est ici qu’il y a le non-respect des chefs. Il faut qu’on abandonne cela, ce n’est pas bon. Respectons nos chefs… », a-t-elle déclaré, rappelant l’importance du respect des lois et des institutions pour le bon fonctionnement de l’administration.
Pour Djénabou Touré, les sous-préfets, les préfets, les gouverneurs et les maires occupent des fonctions qui leur confèrent des responsabilités précises dans la gestion des affaires publiques. Le respect dû à ces autorités doit, selon elle, contribuer au fonctionnement harmonieux de l’État.
Mais la ministre a également tenu à rappeler que l’autorité ne saurait se résumer à un statut ou à une fonction. Les responsables locaux doivent, en retour, faire preuve d’écoute et se préoccuper des difficultés quotidiennes des populations.
L’accès à l’eau potable, aux soins de santé, à l’éducation, à la sécurité ainsi que la bonne gestion des espaces publics figurent parmi les préoccupations qu’elle a mises en avant. Elle a ainsi appelé chaque responsable à s’investir davantage dans la recherche de solutions concrètes aux problèmes des citoyens.
Dans cette dynamique, Djénabou Touré a souligné que le développement du pays ne saurait reposer uniquement sur le président de la République, Mamadi Doumbouya. Elle a invité les responsables à assumer pleinement leur part de responsabilité dans la gestion des affaires publiques.
« Le président de la République, Mamadi Doumbouya, ne peut pas rester à Conakry et voir tout ce qui se passe en Guinée ou dans les villages. Tout ce qui se gâte, on dit son nom, pourtant nous sommes censés faire le travail. Nous avons notre responsabilité là-dedans », a-t-elle souligné.
À travers cette déclaration, la ministre a appelé les responsables administratifs et locaux à prendre leurs responsabilités et à s’impliquer davantage dans la résolution des problèmes auxquels les populations sont confrontées.
La lutte contre le banditisme a également occupé une place importante dans son intervention. Djénabou Touré a notamment exhorté les chefs de quartier à renforcer leur collaboration avec les services de sécurité afin de mieux prévenir les actes criminels.
Elle leur a demandé de signaler aux autorités compétentes les zones sensibles de leurs quartiers et de contribuer activement à la sécurisation de leurs communautés. Cette démarche vise à renforcer le rôle des responsables de proximité dans la prévention de l’insécurité et la protection des citoyens.
Au terme de cette rencontre, la ministre a mis en avant une double exigence : le respect des autorités légalement établies et le devoir de celles-ci de servir les populations avec responsabilité.
Pour Djénabou Touré, l’amélioration des conditions de vie et le développement de la Guinée nécessitent l’engagement de tous les acteurs, des responsables administratifs aux citoyens. Chacun est ainsi appelé à jouer pleinement son rôle, dans le respect des lois et des responsabilités qui lui incombent.

