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Proximité et assiduité : L’Assemblée nationale réorganise le travail des députés dans leurs circonscriptions

Le règlement intérieur de la 10ème législature de l’Assemblée nationale introduit une réforme notable de l’exercice du mandat parlementaire. Désormais, les vacances parlementaires ne seront plus considérées comme des périodes de repos, mais comme un « temps de mandat » obligatoire consacré au retour des députés dans leurs circonscriptions respectives.

​Cette réorganisation vise à renforcer le lien entre les 147 députés de la Vᵉ République et les citoyens, en luttant contre l’éloignement progressif entre la représentation nationale et les réalités du terrain.

​Les quatre engagements édictés pour les élus

​Lors de son discours de rentrée, la présidence de l’Assemblée nationale a rappelé les obligations éthiques et pratiques qui incombent aux parlementaires :

​L’assiduité : La présence aux séances plénières et aux réunions de commission est érigée en devoir strict. Chaque siège vide est qualifié de « voix perdue pour la nation ».

​Le travail de fond : L’étude approfondie des projets de loi, l’élaboration d’amendements et l’analyse des dossiers techniques avant tout vote.

​La responsabilité : La prise en compte de l’impact direct de chaque vote sur le quotidien des populations.

​L’exemplarité : L’observation d’une conduite digne et d’une probité conforme aux exigences de la charge publique.

​Le « cahier de vacances » comme outil de rendu de compte

​Durant les intersessions, les députés seront amenés à sillonner leurs territoires respectifs — de Kaloum à N’Zérékoré, en passant par Boké, Kankan ou Labé — pour expliquer les lois votées, recueillir les doléances des populations et observer le fonctionnement des services publics locaux.

​Les constats effectués sur le terrain devront être consignés dans un cahier de vacances commun. Ce document servira de base d’information pour orienter les travaux ultérieurs de l’Assemblée, les débats budgétaires et les interpellations du gouvernement.

Diplomatie parlementaire : La Guinée réaffirme son engagement panafricain lors de sa rentrée solennelle

L’ouverture de la première session ordinaire de la 10ème législature a revêtu une dimension internationale marquée par la présence de plusieurs délégations parlementaires africaines. Des représentants venus du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Libéria, du Togo, du Gabon, de la Guinée-Bissau ainsi que du Parlement de la CEDEAO ont assisté à la cérémonie solennelle à Conakry.

​Cette participation s’inscrit dans la volonté affichée par la présidence de l’Assemblée nationale de redynamiser la diplomatie parlementaire guinéenne et de réaffirmer les principes d’intégration régionale du pays.

​Rappelant le rôle joué par la Guinée lors de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en 1963, dans la fondation de la CEDEAO en 1975 et au sein de l’Union du Fleuve Mano, le Dr Dansa Kourouma a souligné la permanence de cette orientation : « Le panafricanisme n’est pas pour la Guinée une nostalgie, c’est une boussole. »

​Citant une parole historique – « Nous ne faisons face ni à l’Est, ni à l’Ouest, nous faisons face à notre avenir », le président de l’institution a indiqué que les liens d’amitié entre les peuples dépassaient les évolutions des cadres institutionnels et les recompositions politiques sous-régionales.

​À l’issue de cette rentrée, la journée suivante sera consacrée à des espaces d’échanges et de débats entre les députés guinéens et leurs hôtes de la sous-région.

​Ces travaux portent notamment sur le partage d’expériences en matière de contrôle législatif, le rôle des institutions parlementaires dans la consolidation de la paix et le renforcement de la coopération interparlementaire. L’Assemblée nationale a également confirmé sa participation active aux travaux du Parlement de la CEDEAO, de l’Union interparlementaire (UIP), de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) et de l’Union parlementaire africaine (UPA).

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