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Assemblée nationale de la Vᵉ République : la priorité absolue donnée au parachèvement du cadre constitutionnel

Réunite ce lundi pour l’ouverture solennelle de sa session ordinaire, la 10ème législature de la République de Guinée s’attelle à son premier grand chantier : traduire les dispositions de la nouvelle Constitution en normes juridiques opérationnelles. Lors de son allocution inaugurale, le président de l’Assemblée nationale, le Dr Dansa Kourouma, a indiqué que l’urgence de cette mandature réside dans l’adoption rigoureuse des lois organiques destinées à structurer durablement les institutions de la Vᵉ République.

​« Une Constitution, aussi belle soit-elle, demeure une promesse tant que ses lois organiques ne lui ont pas donné vie », a affirmé le président de la représentation nationale devant le collège des députés, les membres du gouvernement et les représentations diplomatiques.

Comparant l’édifice constitutionnel actuel à une bâtisse dont l’architecture a été dessinée mais dont toutes les pierres de voûte n’ont pas encore été posées, le chef du Parlement a rappelé que l’effectivité de la République dépendra de la qualité des textes à venir.

​Bâtir les fondations de l’État de droit

​Les 147 députés installés à l’hémicycle ont pour mission prioritaire d’examiner et de voter les lois organiques qui fixeront l’organisation, la composition, les attributions et le fonctionnement des grandes institutions républicaines. Pour le président de l’institution, il ne s’agit pas de céder à la quantité, mais d’exiger la clarté et l’applicabilité des textes.

​Citant Montesquieu — « Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires » —, le Dr Dansa Kourouma a invité les parlementaires à faire preuve de retenue et de précision. L’objectif affiché est d’éviter les textes lacunaires, générateurs de conflits d’interprétation ou d’ineffectivité sur le terrain.

​L’expertise au service de la loi

​Pour mener à bien cette tâche, l’Assemblée nationale prévoit de s’entourer d’expertises juridiques renforcées au sein de ses 13 commissions permanentes. Des auditions systématiques des acteurs concernés ainsi que des analyses d’impact préalables accompagneront chaque projet ou proposition de loi.

​En plaçant la finalisation du cadre institutionnel en tête de ses priorités, la nouvelle législature entend clôturer la phase de transition et ancrer la Guinée dans un fonctionnement constitutionnel stable et prévisible.

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