À l’occasion de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, une immersion médiatique a été organisée à l’Hôpital ANAIM de Kamsar, à l’initiative de l’Agence Nationale d’Aménagement des Infrastructures Minières (ANAIM).
Cette visite avait pour objectif de permettre aux professionnels des médias de découvrir les infrastructures de l’établissement, son plateau technique, ses différents services médicaux ainsi que les conditions d’accueil et de prise en charge des patients.
La délégation s’est également intéressée aux questions d’hygiène, de sécurité, d’entretien, de propreté et de respect de l’environnement hospitalier. Plusieurs responsables de services et médecins ont présenté les avancées enregistrées ces dernières années, ainsi que les besoins qui restent à satisfaire.
Une collaboration renforcée entre la direction et le personnel
Pour SY Ibrahima, secrétaire général du syndicat de l’ANAIM à Kamsar, la collaboration entre la direction et les travailleurs évolue dans un climat favorable.
« Le travail se passe à merveille grâce à l’élan donné par le Directeur général de l’ANAIM », dit-il.
Le responsable syndical appelle toutefois le personnel à davantage d’engagement et de professionnalisme, rappelant que les agents travaillent quotidiennement sur des vies humaines.
Il souligne également le rôle du syndicat dans le dialogue social avec la direction:
« Le syndicat et la direction sont des partenaires. Nous sommes à l’écoute des employés et, lorsqu’une situation se présente, nous la portons auprès de la Direction générale afin de rechercher ensemble des solutions.»
Selon lui, plusieurs améliorations ont été enregistrées dans les conditions de travail et de vie des employés. Il appelle néanmoins à poursuivre les efforts afin d’accompagner le renforcement du plateau technique.
Chirurgie : de nouveaux équipements et le développement des techniques mini-invasives
Dr Christian Cheick Camara, anesthésiste-réanimateur et chef du département, a présenté plusieurs équipements récemment acquis par l’établissement.
Parmi les principales avancées figure l’acquisition d’un autoclave Getinge de 500 litres, attendu depuis plusieurs années. Cet équipement doit contribuer à renforcer les conditions de stérilisation du matériel chirurgical et accompagner la reprise de certaines interventions spécialisées, notamment la pose de prothèses totales de hanche.
Le bloc opératoire dispose également de trois salles et de respirateurs de marque Dräger. L’hôpital s’est par ailleurs doté d’une colonne de cœlioscopie permettant la réalisation d’interventions chirurgicales mini-invasives.
De son côté, Dr Emmanuel Odet a expliqué les avantages de la cœlioscopie, une technique qui permet d’opérer à travers de petites incisions plutôt que de procéder à une ouverture plus importante de l’abdomen.
Selon le spécialiste, cette approche contribue notamment à réduire les douleurs postopératoires, les risques d’infection et la durée de récupération.
En 2025, 60 patients ont été opérés par cœlioscopie à l’Hôpital ANAIM de Kamsar, avec notamment des interventions de chirurgie avancée portant sur le côlon, l’intestin grêle, l’estomac et certaines hernies.
L’établissement a également développé la chirurgie proctologique mini-invasive, notamment dans la prise en charge des hémorroïdes et des fistules anales.
Selon Dr Odet, plus de 100 interventions de chirurgie hémorroïdaire mini-invasive ont été réalisées en deux ans.
Cette évolution a entraîné une hausse de l’activité chirurgicale. L’augmentation du nombre de patients a également conduit à une réorganisation du service et à la nécessité de renforcer les ressources humaines.
Avec l’appui de l’ANAIM, des démarches de formation ont notamment été engagées afin de renforcer les compétences locales en cœlioscopie.
Maternité : une forte fréquentation par les communautés
La maternité constitue l’un des services les plus sollicités de l’Hôpital ANAIM de Kamsar
.
Dr Camara Abdoulaye Mamadou explique que le service est organisé autour de trois principales unités : la santé maternelle et infantile (SMI), l’hospitalisation et la salle d’accouchement.
En 2025, la maternité a enregistré 4 156 accouchements, dont 864 césariennes.
Selon les statistiques présentées lors de l’immersion, 92,56 % des accouchements concernaient la communauté, contre moins de 8 % pour les ayants droit de la CBG, de l’ANAIM et d’autres sociétés prises en charge.
La maternité reçoit des patientes provenant de plusieurs localités de la région de Boké et au-delà, notamment de Sangarédi, Gaoual et Télimélé, ainsi que de zones proches de la frontière avec la Guinée-Bissau.
En matière de consultations prénatales, 5 784 consultations ont été enregistrées en 2025, tandis que 4 694 vaccinations ont été réalisées au niveau de la SMI.
Au cours des six premiers mois de 2026, la maternité comptabilisait déjà 2 259 accouchements, dont 501 césariennes, avec 93,36 % des patientes issues de la communauté.
Le service assure également la prise en charge des grossesses à risque, des fibromes, des grossesses extra-utérines, des kystes et d’autres pathologies gynécologiques.
Pédiatrie : une capacité d’accueil en progression
La pédiatrie constitue également un secteur important de l’établissement. Selon Dr Marie Élisabet chefe le service de pédiatrie La pédiatrie générale comprend trois unités : la pédiatrie générale, la néonatologie et les urgences pédiatriques.
Créées en 2021, les urgences pédiatriques ont permis de séparer la prise en charge des enfants de celle des adultes et de confier directement les cas aux équipes spécialisées.
La capacité de la néonatologie est également passée de 6 à 12 lits, avec une possibilité d’extension jusqu’à 18 à 20 lits, selon les besoins.
L’établissement prend notamment en charge les nouveau-nés prématurés, avec des soins portant sur l’alimentation, le soutien respiratoire et la régulation de la température.
La collaboration avec l’ONG suisse Souffle de Vie a permis de renforcer la formation du personnel et l’équipement de la néonatologie, notamment dans la prise en charge de l’hyperbilirubinémie du nouveau-né grâce à des équipements de photothérapie.
La réorganisation du personnel et la création d’un poste infirmier dédié à la néonatologie ont également contribué,
À travers cette immersion médiatique, hôpital l’ANAIM Kamsar entend ainsi favoriser une meilleure connaissance des activités de son établissement hospitalier et mettre en lumière les efforts engagés pour renforcer l’offre de soins au bénéfice des travailleurs comme des communautés.
Cette version peut également être adaptée

