M. Assis détaille ensuite la vision de l’administration américaine pour la sous-région, marquant un tournant stratégique : le passage d’une relation traditionnelle fondée sur l’aide vers un partenariat d’égaux axé sur le commerce, le développement économique et la sécurité.
Guineenews.org : Depuis la mise en place de la nouvelle mesure qui oblige désormais les demandeurs guinéens de visa américain à se rendre au Sénégal pour leurs démarches, quelles sont les raisons précises qui ont motivé cette décision ? Et cette mesure étant susceptible d’engendrer des coûts et des contraintes supplémentaires pour les demandeurs, notamment ceux qui résident loin de Dakar, envisagez-vous des dispositions particulières pour faciliter leur accès aux services consulaires ?
Phillip Assis : tout d’abord, ce n’est pas la Guinée seulement, ce n’est pas une chose pointée sur la Guinée. C’est pour une politique de d’efficacité pour le processus de visa. Alors, il y avait le grand succès au passé, par exemple en Europe, on a déjà fait pour consolider les autres centres de visa aux pôles de visa. Et actuellement, nous avons 20 pôles de visa en Afrique, dont Dakar qui est un des pôles. Et c’est une question d’abord de sécurité pour le peuple américain qui, pour pour organiser les pôles à faire la recherche afin d’être plus efficace, plus concentré sur les questions de sécurité pour le peuple américain en processus de visa. Et il est plus facile de le faire dans les pôles de visa. Et c’était ça les raisons. À la question des frais, du coût, non c’est une partie de visa, le voyage à Dakar. Je peux vous dire aussi que même avant le système des pôles, par exemple, quelqu’un de l’intérieur de Guinée était obligé de voyager à Conakry déjà. Alors c’est tout à fait normal : si on n’habite pas à côté d’un centre de visa, il faut voyager. Parce que dans le système de visa américain, on paie un entretien avec tous les demandeurs de visa.
Guineenews.org : Concernant la Guinée et l’Afrique de l’Ouest, quelles sont les priorités du Département d’État américain pour renforcer la coopération avec les pays de la sous-région, notamment dans les domaines de gouvernance, de la sécurité, de l’économie et de la lutte contre le terrorisme ?
Phillip Assis : oui, c’est une bonne question. L’Afrique est une priorité pour l’administration Trump. C’est la preuve que le président Trump a rencontré 11 chefs d’État de l’Afrique dans sa première année et demi de mandat. Il y a les relations du commerce tout d’abord. Les États-Unis veulent que la Guinée reste un pays clé du commerce et des échanges commerciaux. Parce que notre relation avec les pays africains est changée d’une relation de de l’aide à commerce. Le commerce c’est la fondation de notre relation avec les pays n’importe où, dans les Africains aussi, dans les pays africains. Et en Guinée, en particulier, les États-Unis font tout pour être le partenaire de choix dans le commerce avec et nous nos sociétés par exemple, les sociétés américaines sont les leaders en dans les domaines comme tel comme la la l’informatique, la la logistique industrielle, les communications, d’énergie aussi, et beaucoup d’autres. Et ils sont les experts, les les sociétés américaines ont des ils font des font des relations justes, commerce ouverte, et c’est ça notre politique commerciale. Alors le message le message d’abord le message principal est que nos relations ne sont plus de l’aide, elle est actuellement de commerce.
Guineenews.org : Les États-Unis souhaitent-ils revoir leur approche de leurs relations avec les pays africains, notamment ceux qui connaissent des transitions politiques ou qui cherchent à diversifier leurs partenariats internationaux ? Quelle est aujourd’hui la ligne de Washington sur ces cas, sur ces questions ?
Phillip Assis : sur les relations internationales, je reviens à ce point dire que la relation est plutôt basée sur le commerce, les échanges. Les États-Unis ne veulent plus que les les pays africains se considèrent comme les pays de l’aide, mais ils sont les pays égaux de commerce avec un échange ouvert. Et alors ça veut dire que la base de notre relation est le commerce, pas l’aide, ou le commerce au-dessus de l’aide. Ça ne veut pas dire qu’on a qu’on a quitté le domaine de l’aide complètement, mais l’aide est plus pointée sur les crises. Par exemple, les États-Unis restent le principal donateur à la crise de d’Ebola. On a déjà on a déjà dépensé plus de 800 millions de dollars soit par l’aide humanitaire, soit par l’aide directe en RDC, la République Démocratique du Congo, ou bien pour d’autres crises par exemple les les les les traîneurs à Venezuela ou au Népal aussi. Alors notre aide est est pointée sur les crises. Et aussi ici dans les Nations Unies, cette semaine pour le haut niveau de la session de l’Assemblée Générale de l’ONU, notre message est clair que l’ONU, le système international en général, doit être réformé sur les bases originales, ça veut dire la paix et la sécurité. Et il y avait dans le passé beaucoup d’organisations de l’ONU et d’autres organisations internationales qui ne servent pas à cette base de la sécurité et la paix. Et c’est ça le message de base de cette semaine pour les États-Unis.
Guineenews.org : nous sommes pratiquement au terme de cet entretien, à moins que vous n’ayez un mot pour le clore?
Phillip Assis : nous souhaitons que le que les Africains, et les Guinéens en particulier, avancent économiquement, qu’ils aient la paix. Et c’est ça qu’on veut pour le monde, pour les États-Unis et pour les Guinéens aussi. Qu’ils aient la sécurité et la paix. Et avec ça, on peut profiter commercialement de l’économie, surtout pour la jeunesse qui arrive. Et c’est la chose la plus fondamentale pour nos relations et pour le système international.
Entretien réalisé par Mady Bangoura, pour Guineenews

