De sources familiales, la dépouille de l’ancien Premier ministre Sidya Touré, décédé à Paris samedi à 1 heure du matin (heure locale), ne viendra pas à Conakry.
C’était pourtant le souhait des autorités guinéennes qui avaient dépêché, dès l’annonce du décès, l’ambassadeur de Guinée en Côte d’Ivoire, Bachir Diallo, au domicile abidjanais du défunt, sis au quartier des 2 Plateaux.
Dans la cossue villa jouxtant le siège du BURIDA, le diplomate guinéen a présenté les condoléances d’usage au nom du gouvernement guinéen et exprimé la volonté de prendre en charge les obsèques et d’assurer l’inhumation en Guinée.
Le diplomate n’a pas eu de réponse sur place. Mais, après moult concertations, la famille de l’ancien Premier ministre a décidé, hier, que l’inhumation se fera à Abidjan.
Le motif invoqué est que les membres de la famille ne savent pas où aller à Conakry, n’ayant plus de domicile.
Et pour les frais funéraires, tout a été pris en charge par son ami et ancien collaborateur, Alassane Dramane Ouattara.
Informés, les militants de l’UFR s’organisent pour affréter des cars afin de faire le voyage vers Abidjan par la voie routière, pour assister à l’enterrement de leur leader.
Tous attendent désormais la date de l’inhumation, qui n’est pas encore connue.
Cette décision intervient alors que la disparition de Sidya Touré suscite une vive émotion en Guinée et au sein de l’Union des forces républicaines (UFR), dont il était le président. Les prochaines heures devraient permettre de connaître le programme officiel des obsèques ainsi que les dispositions prévues pour l’accueil des militants et proches qui souhaitent se rendre à Abidjan.
Pour l’heure, la famille demeure au centre de l’organisation des funérailles et aucune date officielle d’inhumation n’a encore été communiquée.

