
C’est dans ce cadre que la ministre de l’Economie, des Finances et du Budget a lancé ce vendredi 25 septembre 2026 un emprunt obligataire en vue de mobiliser 2 500 milliards de francs guinéens sur une période d’un mois.
A partir de 5 millions de francs guinéens, tout citoyen résident et de la diaspora ainsi que les entreprises publiques et privées peuvent souscrire à cet emprunt obligataire et bénéficier d’un taux d’intérêt annuel de 11% pendant 5 ans.
Cette initiative du ministère de l’économie à travers sa direction en charge des investissements est pilotée sur le terrain par Afriland First Bank qui pour la troisième fois consécutive bénéficient de la confiance du gouvernement pour la collecte de l’épargne national dans le cadre de l’emprunt obligataire. A ses côtés un syndicat de placement constitué de plusieurs autres banques se donnent pour défi de relever le défi pour développer une culture d’auto-financement des projets d’intérêt nationaux en Guinée tout en bénéficiant d’un retour sur investissement.
« Depuis dix ans, notre institution a accompagné, structuré et sécurisé chacune des grandes opérations de mobilisation de l’épargne nationale au service du développement de la Guinée. Cette expertise ne s’est pas décrétée. Elle s’est construite, émission après émission, par l’arrivée de nos équipes techniques, la solidité de notre méthodologie de syndication et un engagement sans faille auprès de l’État, de la Banque centrale et de l’ensemble des acteurs du marché financier national. À chaque édition, les objectifs fixés ont été atteints et très souvent dépassés. À chaque échéance, les investisseurs ont été honorés dans les délais et les conditions annoncées. C’est cette constance, cette fidélité aux engagements pris, qui a fait d’Afriland First Bank un partenaire de confiance pour l’État guinéen et qui explique, à notre même avis, le renouvellement pour la troisième fois consécutive du mandat d’arrangeur et de chef de file qui nous est confié aujourd’hui ».
Pour Dr Guy laurent Fondjo également, souscrire à l’emprunt obligataire 2026, c’est bien davantage que placer son épargne à un taux avantageux de 11% là. C’est poser un acte de foi envers son pays, un geste de patriotisme concret au service du développement national.
À travers cette stratégie, l’État entend mobiliser davantage l’épargne nationale afin de financer ses investissements et de réduire progressivement sa dépendance à l’égard des financements extérieurs.
La banque centrale par la voix du gouverneur Karamo Kaba a
La ministre a notamment mis en avant l’accélération de la croissance économique, la maîtrise des grands équilibres macroéconomiques et le renforcement de la crédibilité financière du pays. Elle a également évoqué les investissements directs étrangers, l’accord conclu avec le Fonds monétaire international ainsi que les différentes réformes engagées par le gouvernement.
Dans cette transformation, le projet Simandou occupe, selon elle, une place centrale. Mais l’ambition du pays ne saurait se réduire à l’exploitation et à l’exportation du minerai de fer.
La vision Simandou 2040 doit, selon la ministre, permettre de convertir les ressources naturelles du pays en infrastructures, en énergie, en emplois, en entreprises guinéennes compétitives, en formation et en revenus pour les populations.
Dans cette perspective, le gouvernement prépare également la création d’un Fonds souverain de Guinée, destiné à préserver et à faire fructifier une partie des richesses nationales au bénéfice des générations futures.
Pour Mariama Ciré Sylla, la réussite de cette transformation passe également par une mobilisation accrue de l’épargne nationale saluant la confiance croissante en l’État guinéen et au système bancaire.
« L’année dernière nous avions un appel qui était à 1500 milliards de francs guinéens. Cette année on a augmenté de 67 % à 2500 milliards donc c’est un défi, mais nous comptons le relever parce que la Guinée s’est améliorée en crédibilité, s’est améliorée en performance économique et aujourd’hui nous avons des projets bien ficelés connus d’avance, donc une certitude pour les investisseurs » a-t-elle avant d’inviter toute la population, la diaspora, les entreprises publiques et le secteur privé à souscrire à cet emprunt obligataire.
L’emprunt obligataire 2026 vise à mobiliser 2500 milliards de francs guinéens du 25 septembre au 23 octobre 2026. Les souscripteurs peuvent donc déposer leur épargne à partir de 5 millions de francs guinéens auprès de toutes les banques et bénéficier d’un taux d’intérêt annuel de 11% pendant 5 ans.

