La disparition de l’ancien Premier ministre guinéen Sidya Touré à Paris suscite de nombreuses réactions au sein de la classe politique guinéenne. Parmi les témoignages les plus personnels figure celui du Dr Ousmane Kaba, leader du PADES, ancien ministre et député, qui dit perdre, au-delà d’un compagnon de lutte, « un grand frère ».
Sidya Touré est décédé à Paris le 25 septembre 2026, à l’âge de 81 ans, selon plusieurs sources guinéennes. Ancien Premier ministre sous la présidence de Lansana Conté et président de l’Union des forces républicaines (UFR), il a marqué plusieurs décennies de la vie politique nationale.
Dans son témoignage, Dr Ousmane Kaba revient sur une relation vieille de près de trente ans. Leur parcours commun remonte notamment à 1998, lorsque Sidya Touré dirigeait le gouvernement guinéen. Le Dr Kaba, alors membre de l’équipe gouvernementale, affirme avoir travaillé à ses côtés sur les questions économiques.
Il garde notamment en mémoire une phrase que lui aurait adressée l’ancien Premier ministre : « Quand le docteur Ousmane Kaba parle d’économie, il faut appliquer ce qu’il dit. » Une déclaration que l’ancien ministre interprète comme le témoignage d’une confiance professionnelle et d’une estime réciproque.
Après leur passage au gouvernement, les deux hommes ont poursuivi leur engagement politique et participé à la création de l’UFR. Au fil des années, explique Ousmane Kaba, leur relation aurait dépassé le cadre strictement politique pour devenir une véritable relation fraternelle, fondée sur le respect, la confiance et la fidélité.
Pour le leader du PADES, la disparition de Sidya Touré constitue ainsi une double perte. « Personnellement, je perds un aîné, un compagnon de route et un grand frère », écrit-il, rappelant que près de trois décennies de souvenirs, de travail et de fraternité ne sauraient s’effacer avec la disparition de l’ancien chef du gouvernement.
Dans son hommage, Ousmane Kaba salue également l’engagement de Sidya Touré au service de la République et son attachement à la Guinée, tout en rappelant son engagement politique en faveur du dialogue et de la paix.
Il adresse enfin ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches, à ses compagnons politiques ainsi qu’au peuple de Guinée, avant de conclure par une prière musulmane : « Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, lui pardonne ses péchés, l’accueille dans Son vaste Paradis et donne à sa famille la force et la patience nécessaires pour traverser cette terrible épreuve. »
« Repose en paix, Grand frère Sidya. La Guinée se souviendra de ton engagement. Et moi, je n’oublierai jamais le respect, la considération et la confiance que tu m’as toujours témoignés », conclut-il.

