
Le lancement s’est déroulé dans la commune de Matam, au siège communal de la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat, en présence de plusieurs responsables et d’agents recenseurs mobilisés pour cette opération d’envergure nationale.
Après la cérémonie officielle du 17 septembre dernier, consacrée au lancement officiel du RGE-1, place désormais à la collecte des données auprès des entreprises et opérateurs économiques. Plus de 900 agents ont été déployés à travers le pays pour identifier et documenter les activités économiques, aussi bien dans le secteur formel que dans l’informel.
À Matam, 16 zones couvertes
Dans la commune de Matam, les équipes ont été réparties entre 16 zones pour entamer cette première phase de terrain. La collecte doit s’étendre sur deux mois avant la poursuite du déploiement dans les autres communes et régions du pays. Devant les agents recenseurs, les responsables présents ont insisté sur la nécessité d’une mobilisation des acteurs locaux et d’une bonne collaboration avec les équipes chargées de la collecte.
« Identifier, diagnostiquer les difficultés des opérateurs économiques »
Au-delà du simple dénombrement des entreprises, les données recueillies doivent permettre de mieux comprendre les réalités auxquelles sont confrontés les opérateurs économiques et d’orienter les interventions publiques.
Mamadou Saïdou Baldé explique l’enjeu de cette collecte : « C’est pour montrer, identifier, diagnostiquer les difficultés des opérateurs économiques, des commerçants, des industriels et voir ce que nous avons besoin en termes d’industrie, de marchés ou d’aide financière avec les partenaires techniques et financiers », a-t-il souligné.
Pour les responsables de l’opération, la connaissance précise du tissu entrepreneurial constitue ainsi un préalable à une meilleure organisation du secteur économique.
L’INS appelle à la collaboration des opérateurs
Présent à Matam pour le lancement de la collecte, Mamadou Camara, Directeur général adjoint de l’Institut National de la Statistique, a rappelé que le RGE-1 s’inscrit dans le processus de renforcement du système statistique national. « Nous sommes dans un processus de renforcement des capacités du système statistique. Après la population, on s’est dirigé vers les opérateurs économiques. Comme nous le savons tous, c’est la première fois que nous allons recenser tous nos opérateurs économiques », a-t-il déclaré.
Le responsable de l’INS insiste notamment sur l’importance de disposer d’une base de données fiable pour connaître le nombre et la répartition des opérateurs économiques à travers le pays. « Il y a un adage qui dit : si vous ne connaissez pas le nombre, vous ne pouvez pas gérer. Donc, si nous ne connaissons pas le nombre d’opérateurs économiques qui opèrent dans notre économie, nous ne pourrons pas les organiser et nous ne pouvons pas les gérer », a-t-il ajouté.
Dans cette phase de collecte, l’adhésion des entreprises et opérateurs économiques apparaît donc déterminante. Mamadou Camara les invite à faciliter le travail des agents recenseurs. « Le message, c’est pour les aider à se développer, pour aider les opérateurs à évoluer et pour aider le gouvernement à prendre des mesures qui vont permettre le développement du secteur entrepreneurial. Cela ne peut pas se faire sans que nous ayons des données fiables », a-t-il indiqué.
Deux mois pour recueillir les données
Les agents déployés sur le terrain vont notamment recueillir des informations sur les activités exercées, les emplois, les besoins d’investissement ainsi que les perspectives des entreprises recensées.
Les autorités invitent ainsi les commerçants, entrepreneurs, industriels et autres acteurs concernés à collaborer avec les équipes et à fournir des informations sincères et transparentes.
Cette phase marque concrètement le passage du lancement institutionnel du RGE-1 à sa mise en œuvre sur le terrain. À terme, les données collectées doivent permettre à l’INS de constituer un répertoire national des entreprises et de fournir aux pouvoirs publics et aux acteurs économiques des informations plus précises sur le tissu entrepreneurial guinéen.

