À dix jours de la rentrée des classes prévue pour le 5 octobre prochain, le chef du gouvernement s’investit en personne pour désamorcer la crise éducative. Ce jeudi 24 septembre 2026, le Premier ministre a reçu l’Intersyndicale de l’Éducation (FSPE-SNE-SLECG) avant que cette dernière ne poursuive ses échanges au Ministère de la Fonction publique. Au sortir de ces consultations au sommet, les lignes semblent bouger vers un dénouement négocié.
Face à la menace de paralysie du système pré-universitaire agitée par les syndicats, le chef du gouvernement a choisi la voie du dialogue. Recevant les représentants syndicaux à la Primature, le Premier ministre a donné des directives claires aux ministères sectoriels pour régler sans délai les points litigieux du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026.
Des instructions fermes aux départements sectoriels
Le Secrétaire général du Syndicat National de l’Éducation (SNE), Michel Pépé Balamou a salué la posture du chef du gouvernement au sortir de ce pourparlers : « L’Intersyndicale de l’éducation, FSPE – SNE – SLECG, a eu une double rencontre : à la Primature, mais aussi au Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique, sur un seul point inscrit à l’ordre du jour : le respect du protocole d’accord en date du samedi 3 janvier 2026, signé entre l’intersyndicale de l’éducation et le gouvernement », a-t-il rappelé avant de déclarer que le chef du gouvernement a été réceptif.
« Heureusement, Monsieur le Premier ministre a été réceptif à nos préoccupations en tant que garant moral du dialogue social en République de Guinée. Il a donné des instructions aux départements sectoriels concernés par l’application des points en souffrance dans le protocole d’accord du 3 janvier 2026, à l’effet de nous rencontrer dans les jours à venir, pour que nous puissions ensemble, rapprocher les positions. »

Pas de blocage irréversible, mais un « problème d’interprétation sémantique »
Rassuré par l’écoute du chef du gouvernement, le leader du SNE insiste sur le fait que le différend actuel ne relève pas d’un refus de dialoguer, mais d’une divergence de lecture sur la mise en œuvre du protocole d’accord :
« Dans son analyse, que nous avons approuvée, il n’y a pas de logique de confrontation entre nous, il y a une logique d’interprétation des points inscrits dans ce protocole. Donc il y a un problème d’interprétation sémantique des mots et des expressions. Et donc cela ne peut pas nous permettre de remettre en cause tout ce qui a été fait déjà. C’est la raison pour laquelle nous allons nous asseoir, discuter de tous les points ».
Les parties sont conviées donc à une rencontre le lundi 28 septembre 2026 au Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique.

