Site icon Guinéenews©

Coyah : les sinistrés racontent une nuit d’angoisse et lancent un cri de cœur

L’inondation survenue dans la préfecture de Coyah, dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 septembre 2026, a fait des victimes et causé d’importants dégâts matériels. Plusieurs familles ont été contraintes de quitter leurs habitations.
À Sambaya, où le pont a cédé sous la pression des eaux, Yaya Conté raconte une nuit particulièrement difficile. Selon lui, la pluie avait commencé vers 20 heures. Alors qu’il se trouvait dans un point de vente situé près du fleuve, le niveau des eaux a progressivement augmenté.
« Au moment où nous nous apprêtions à partir, nous avons entendu le pont se déchirer. Soudain, toute la gare routière a été envahie par les eaux », témoigne-t-il. Des véhicules ont été emportés et des personnes ont été victimes de noyade. Les opérations d’évacuation ont ensuite commencé avec l’appui des autorités.
Au centre-ville de Coyah, Ousmane Bangoura, premier muezzin de la préfecture, affirme avoir perdu plusieurs biens, notamment des matelas et des effets personnels. Sa concession a été envahie par les eaux au cours de la nuit.
Face à cette situation, il lance un appel aux autorités pour venir en aide aux familles sinistrées et prendre des mesures, afin d’éviter de nouvelles catastrophes.
L’école primaire Batouya 1 n’a pas été épargnée. Les eaux ont submergé l’établissement et détruit une importante partie des documents scolaires et administratifs.
Le directeur de l’école, Mamadouba Camara, explique que les dossiers des enseignants, les livres et livrets des élèves, les résultats scolaires, certains diplômes ainsi que les archives de l’établissement ont été emportés par les eaux.
Selon lui, l’établissement est régulièrement confronté aux inondations, mais les dégâts enregistrés cette fois-ci, sont particulièrement importants. Il appelle les autorités à intervenir rapidement, estimant que la rentrée scolaire pourrait être compromise, sans assistance.
De son côté, le chef du quartier Centre, Sékou Bintou Bangoura, déplore les dégâts humains et matériels enregistrés dans son quartier. Il plaide également pour une aide en faveur des sinistrés.
Mabinty Sylla, une autre victime, dit avoir vécu une journée de désespoir. Une partie du mur de son habitation s’est écroulée sous la pression des eaux, laissant ses biens exposés.
Après cette catastrophe, plusieurs familles restent dans une situation difficile. Une partie des sinistrés a été hébergée à la Maison des jeunes de Coyah.
Les victimes appellent désormais à une assistance urgente pour faire face aux conséquences de cette inondation et retrouver des conditions de vie normales.
Quitter la version mobile