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Lancement du concours « Les enfants écrivent la Guinée » : la jeunesse invitée à façonner le récit de la Guinée de demain

C’est dans une atmosphère marquée par l’émotion, la ferveur artistique et l’engagement institutionnel que s’est tenu, ce vendredi 18 septembre au Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG), le lancement officiel du concours national d’écriture créative intitulé « Les enfants écrivent la Guinée ».

Organisée sous le thème « Mes droits, ma voix, mon avenir », cette initiative conjointe de la maison d’édition L’Harmattan Guinée, de l’Association des Écrivains de Guinée (AEG), de l’UNICEF et des autorités gouvernementales s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la Journée mondiale de l’enfance, tout en célébrant le statut de Conakry comme Ville créative de l’UNESCO en littérature.

​Un espace d’expression pour la jeunesse guinéenne

Dans son allocution de bienvenue, Hadja Diariou Bah, co-directrice du CCFG, a salué le retour des activités culturelles au sein de l’institution binationale après les congés. Comédienne de formation, elle a souligné l’importance d’éveiller la fibre artistique dès le plus jeune âge.

« C’est à la base, chez les enfants, qu’il faut allumer la petite étincelle. Aux enfants, je souhaite qu’ils aiment ce métier et qu’ils travaillent avec sérieux », a-t-elle lancé.

​Du haut de ses 12 ans, Mariame M’boh Kourouma, élève et autrice du livre Les Contes de M’Boh, est intervenue en sa qualité d’ambassadrice de Conakry Capitale africaine du Livre. Exprimant la voix de ses pairs, la jeune autrice a rappelé le rôle fondateur des bibliothèques scolaires dans son parcours.

« La littérature est la mémoire d’un peuple et le reflet de son identité. Ce projet offre à l’enfant la possibilité de créer, de raconter et d’être entendu. Ne sous-estimez jamais votre imagination », a déclaré la jeune écrivaine.

​Un concours national accessible du 18 septembre au 16 octobre

​Représentant l’Association des Écrivains de Guinée, l’écrivain Soussoy D’ébène a détaillé les contours du projet La Guinée de demain, invitant les jeunes de 8 à 15 ans à prendre la plume, quel que soit leur mode d’expression privilégié (poésie, conte, slam, bande dessinée ou illustration).

« Pour commencer à écrire, vous n’avez pas besoin d’être un grand écrivain. Il faut tout simplement avoir quelque chose à raconter », a-t-il affirmé, rappelant qu’une trentaine de créations retenues feront l’objet d’une publication collective destinée à être remise au chef de l’État.

​Sansy Kaba Diakité, directeur des éditions L’Harmattan Guinée et cofondateur du projet, a retracé la genèse de cette initiative menée en partenariat avec la plateforme numérique Short Édition. Il a précisé les modalités pratiques du concours en ces termes :

La plateforme est ouverte du 18 septembre au 16 octobre. Le format des contributions inclut les textes, les poèmes, les slams, les illustrations et les bandes dessinées téléversés via un site dédié et accessible par QR Code. L’évaluation sera faite par un comité éditorial composé d’écrivains de l’AEG et d’experts de l’UNICEF, suivie d’un vote du public. La présentation du recueil d’œuvres se fera le 20 novembre prochain lors de la Journée mondiale de l’enfance, qui s’inscrit également dans le sillage de la célébration des 68 ans de l’indépendance nationale et du programme d’éducation stratégique Simandou Academy.

L’engagement des institutions et du gouvernement

​La représentante de l’UNICEF a réaffirmé l’engagement de l’organisation à promouvoir le droit à la participation des enfants, conformément à la Convention relative aux droits de l’enfant.

« Nous ne cherchons pas des textes parfaits. Nous voulons vos idées, votre imagination, vos préoccupations. Vos mots peuvent nous aider à mieux agir », a soutenu Maddalena Bertolotti.

​Les membres du gouvernement présents ont unanimement salué la portée citoyenne et pédagogique du projet. ​Aminata Kaba, ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, a insisté sur la dimension inclusive du concours. Elle a plaidé pour l’intégration des enfants en situation de handicap (par l’usage du braille ou de la langue des signes) et la prise en compte des langues nationales consacrées par la Constitution.

​Bintou Keita, ministre de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation et de la Formation Professionnelle, s’est adressée directement aux enfants, les encourageant à transformer leur potentiel à travers l’écriture et à porter une vision unifiée du développement national.

​Lansana Béa Diallo, ministre de la Jeunesse, a rappelé que la véritable richesse de la Guinée réside dans son capital humain : « La jeunesse représente le socle de notre avenir. Ce concours contribue à former les citoyens et les dirigeants de demain en leur donnant la liberté de rêver. »

​Moussa Moïse Sylla, ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, a loué la maîtrise verbale et artistique démontrée par les jeunes intervenants lors de la cérémonie : « Par le verbe et l’écriture, on peut toucher les cœurs et transformer la société. Vous êtes les acteurs de la Guinée de 2040, et c’est dès aujourd’hui qu’il faut mettre le pied à l’étrier. »

​Le portail de dépôt des œuvres est désormais ouvert à l’ensemble des élèves à travers le territoire national et au sein de la diaspora.

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