Le Premier ministre Amadou Oury Bah a reçu, ce jeudi 16 septembre 2026, une délégation d’un consortium d’entreprises chinoises venue lui présenter le projet du Grand corridor de Guinée, une importante infrastructure minière et logistique destinée à relier les zones minières de Santou à un futur port en eau profonde à Cape Verga.
Piloté notamment par SPIC et Chinalco, le consortium envisage la construction d’une ligne ferroviaire d’environ 160 kilomètres reliant Santou à Cape Verga. Le projet prévoit également l’aménagement d’un port en eau profonde capable d’accueillir des navires d’une capacité allant jusqu’à 200 000 tonnes.
Selon les éléments présentés au cours de la rencontre, l’investissement global nécessaire à la réalisation de ce projet est estimé à plus de 3 milliards de dollars américains.
Une capacité d’évacuation de 77 millions de tonnes de bauxite
Le Grand corridor devrait permettre d’évacuer environ 77 millions de tonnes de bauxite par an, grâce à la mise en place de cette nouvelle chaîne ferroviaire et portuaire.
À travers cette infrastructure, les promoteurs ambitionnent de créer une liaison directe entre les zones d’exploitation minières et la façade maritime, tout en renforçant les capacités logistiques nécessaires à l’acheminement de la production.
Un nouveau corridor minier et logistique
La présentation de ce projet intervient dans un contexte marqué par l’accélération du développement des infrastructures minières, ferroviaires et portuaires en Guinée.
Les échanges entre le chef du gouvernement et les représentants du consortium ont notamment porté sur les différentes composantes du Grand corridor, les modalités de sa réalisation ainsi que ses perspectives de développement.
À travers ce projet, les partenaires chinois entendent contribuer à la mise en place d’un nouvel axe stratégique pour l’évacuation de la bauxite guinéenne et au renforcement des infrastructures de transport et de logistique du pays.

