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Syli National : Paulo Duarte réclame des passeports de service pour ses joueurs

À quelques jours des premières échéances des éliminatoires de la CAN 2027, Paulo Duarte a poussé un nouveau coup de gueule. Face aux journalistes ce mercredi 16 septembre 2026, le sélectionneur du Syli National n’a pas caché son agacement face aux difficultés administratives et logistiques auxquelles son équipe est confrontée lors de ses déplacements.
Au cœur de sa colère : les visas et l’absence de passeports de service pour les joueurs guinéens. Pour le technicien portugais, cette situation complique sérieusement la préparation de l’équipe et peut même compromettre la disponibilité de certains internationaux.
« Aujourd’hui, on a d’énormes problèmes à cause du visa », a-t-il lancé, avant de dénoncer l’absence, selon lui, de passeports de service pour les joueurs du Syli National.
Paulo Duarte décrit un véritable parcours du combattant pour certains internationaux. Il explique que des joueurs évoluant à l’étranger sont parfois contraints de parcourir plusieurs heures de voyage, voire de prendre un avion vers une autre capitale, simplement pour déposer une demande de visa auprès d’une ambassade.
« On oblige le joueur à faire six heures de voyage d’un pays pour l’autre pays, d’une ville pour l’autre ville à cause d’aller à la capitale, à l’ambassade », déplore-t-il. Pour lui, cette situation n’est pas compatible avec les exigences d’une équipe nationale professionnelle.
Le sélectionneur estime que la mise en place de passeports de service permettrait de réduire considérablement ces difficultés. Il affirme avoir déjà alerté les autorités à plusieurs reprises sur cette question. « J’ai déjà parlé cinq fois à cause de l’urgence de faire un passeport de service », assure-t-il.
Pour Paulo Duarte, les conséquences ne sont pas seulement administratives. Elles se répercutent directement sur le terrain.
Le Portugais explique que certains joueurs arrivent tardivement en regroupement en raison des procédures de visa, parfois jusqu’à un ou deux jours après le début du stage. Un retard qui réduit considérablement le temps de travail collectif avant les rencontres internationales.
« Ça bloque le modèle d’entraînement, ça bloque l’entraîneur, ça bloque la qualité de l’entraînement de l’équipe », insiste-t-il.
Avant de résumer sa préoccupation en une formule : « Si on s’entraîne mal, on joue mal. »
Dans un contexte où chaque séance compte avant une rencontre internationale, le sélectionneur considère donc les difficultés de déplacement comme un véritable handicap sportif.
Il associe cette demande à une autre exigence : disposer suffisamment tôt des billets d’avion. Selon lui, l’absence de billet peut elle-même empêcher certains joueurs d’avancer dans leurs démarches de visa.
Dans un ton alarmant, Paulo Duarte évoque les conséquences de ces difficultés sur les performances du Syli. Il refuse que les problèmes d’organisation soient systématiquement imputés au sélectionneur ou aux joueurs.
« Parfois, on marche dans l’amateurisme. Et après, c’est le coach qui est mauvais, c’est le coach qui choisit mal », lâche-t-il.
Un an après son arrivée à la tête de la sélection, Duarte affirme constater que certaines difficultés persistent. Il estime que l’environnement autour de l’équipe doit évoluer si la Guinée veut construire une sélection capable de travailler dans de meilleures conditions.
À travers cette sortie, Paulo Duarte ne remet pas en cause son objectif sportif. Il assure que le Syli ira en Afrique du Sud avec l’ambition de gagner et de lancer au mieux sa campagne des éliminatoires de la CAN 2027. Mais pour le technicien portugais, cette ambition doit désormais s’accompagner d’une organisation à la hauteur des exigences d’une équipe nationale.

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