Un nouveau-né âgé d’à peine une semaine est porté disparu depuis ce mardi 15 septembre 2026, après son passage au dispensaire-maternité Saint Gabriel, situé à Matoto Centre, dans la banlieue de Conakry. Les faits se sont produits aux environs de 15h.
Selon les informations recueillies sur place, le bébé, une fille, avait été conduit dans cet établissement sanitaire par sa mère, Manamè Sanoh, pour des soins liés à une plaie au niveau du nombril.
D’après le récit de la famille, c’est au sein du dispensaire que la mère du nourrisson aurait fait la connaissance d’une femme présentée comme étant enceinte. Les deux femmes auraient effectué des soins avant de quitter ensemble l’établissement.
À en croire Ibrahima Sory Sanoh, oncle de la mère du bébé, les circonstances de la disparition se seraient déroulées après la sortie du dispensaire. « Le nourrisson disparu souffrait d’une plaie au nombril. La suspecte et la mère de l’enfant auraient fait des soins ensemble au sein du dispensaire avant de sortir de la cour, l’une en compagnie de l’autre. À la devanture de l’hôpital, en partance pour la Plaque où elles devaient s’embarquer, la nourrice se serait retournée pour aller aux toilettes du dispensaire. À son retour sur le lieu où elle avait laissé l’inconnue, aucun signe de vie des deux », a-t-il expliqué.
Selon le même témoignage, les recherches engagées dans les environs n’ont pas permis, dans un premier temps, de retrouver la mère et son bébé. Des riverains interrogés auraient indiqué avoir vu les deux femmes ensemble, ce qui aurait laissé penser que la personne suspectée était connue de la mère du nourrisson.
Face à cette situation, une plainte aurait été déposée quelques heures plus tard auprès du service de proximité de l’Office de protection du genre, de l’enfant et des mœurs (OPROGEM). Une enquête devrait permettre de déterminer les circonstances exactes de la disparition et de retrouver le nouveau-né.
Après les démarches effectuées auprès des autorités, le père de l’enfant, Sidiki Camara, est également revenu sur les premières heures qui ont suivi l’alerte. « J’ai appris la nouvelle auprès de ma femme vers 15h. Après son audition au commissariat de Matoto, on est venu à l’hôpital pour voir si on peut regarder les caméras de surveillance. Malheureusement, ils sont rentrés, mais demain on va passer », a-t-il confié.
Pour l’heure, les circonstances exactes de la disparition du nouveau-né restent à établir. Les recherches se poursuivent afin de retrouver l’enfant et faire toute la lumière sur cette affaire.

