Selon les informations communiquées au cours de cette visite, le projet affiche un taux d’exécution estimé à près de 90 %, pour un investissement d’environ dix millions de dollars américains. Malgré ce niveau d’avancement, le centre n’est pas encore pleinement opérationnel.
Face à cette situation, le Premier ministre a annoncé que des informations détaillées seront demandées sur les structures relevant du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, afin de déterminer les mesures à prendre pour assurer le démarrage effectif du Data Center.
« Nous allons tout mettre en œuvre en demandant des informations précises sur l’ensemble des structures relevant du ministère de l’Économie numérique, des Télécommunications et de l’Innovation, pour proposer au président de la République l’opérationnalisation du Data Center, avec les moyens nécessaires qu’il faut engager », a déclaré Amadou Oury Bah sur les antennes de la RTG.
Le chef du gouvernement souhaite voir des avancées concrètes dans un délai de deux à trois semaines. Il a toutefois précisé que cette période ne signifiait pas nécessairement l’achèvement de toutes les procédures, mais qu’elle devait permettre d’engager rapidement le fonctionnement de l’infrastructure.
« Je ne dis pas que tout sera en ordre, mais il faudrait que le Data Center puisse être opérationnalisé le plus rapidement possible », a-t-il insisté.
Pour y parvenir, le Premier ministre a notamment évoqué la nécessité de disposer de ressources humaines qualifiées et d’identifier, si besoin, une structure capable d’assurer temporairement la gestion du centre, en attendant la mise en place complète du dispositif prévu.
De son côté, le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Souleymane Bah, a indiqué que son département transmettra prochainement au Premier ministre un rapport détaillé sur la situation.
« Le ministère va produire des documents à l’intention de Monsieur le Premier ministre, un rapport qui va faire le point de tous ces éléments et dire ce que nous attendons du gouvernement dans les prochaines semaines pour que cette infrastructure puisse servir les populations guinéennes », a-t-il expliqué chez nos confrères de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne.
Selon Souleymane Bah, la mise en service du Data Center doit notamment permettre d’améliorer la sécurité des données, la connectivité, l’accès à Internet ainsi que l’autonomie du pays dans la gestion de ses systèmes de communication.
« L’objectif d’un Data Center, c’est d’avoir un endroit où l’on peut héberger nos données pour le gouvernement, mais aussi pour les privés », a-t-il ajouté.
L’opérationnalisation de cette infrastructure constitue un enjeu important dans la stratégie de transformation numérique de la Guinée. Elle devrait permettre à l’administration publique, aux entreprises et aux autres acteurs nationaux de conserver leurs données sur le territoire guinéen, tout en renforçant leur sécurité et leur disponibilité.

