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Mise à pied de 12 syndicalistes de la BCRG : l’USTG lance une vaste controffensive

La tension reste vive à la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG). Après la mise à pied de douze représentants syndicaux de l’institution, l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) durcit le ton et multiplie les démarches pour obtenir l’annulation des sanctions.

En plus de la procédure engagée devant le Tribunal du travail, la centrale syndicale annonce avoir saisi le Conseil national du dialogue social (CNDS) ainsi que la Primature. Objectif : obtenir le rétablissement des agents sanctionnés et favoriser une issue négociée à la crise qui oppose les représentants du personnel à la direction de la banque centrale.

L’USTG affirme avoir, dans un premier temps, privilégié la concertation, notamment à travers des échanges avec le ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale. Mais face au maintien des sanctions, ses conseils juridiques ont engagé une procédure judiciaire, tandis qu’une démarche de médiation au plus haut niveau de l’État a également été enclenchée.

Selon les informations communiquées par la centrale syndicale, une note de service émanant du cabinet du gouverneur de la BCRG a officialisé la mise à pied de douze agents pour une durée de deux mois, du 2 septembre au 1er novembre 2026.

L’exécution de cette mesure administrative a été confiée aux directions générales de l’Administration, des Finances, du Contrôle permanent et des Ressources humaines.

Interrogé par Guineenews, Aboubacar Soumah, membre du bureau exécutif de l’USTG, a détaillé les démarches entreprises pour défendre les agents concernés.

« D’abord, les avocats ont interjeté appel au niveau du Tribunal du travail, et au niveau de la Banque Centrale aussi, nous sommes en train de mener des démarches. Nous avons mis en place une commission hier qui doit rédiger des lettres […] », a-t-il expliqué.

L’USTG entend également s’appuyer sur les mécanismes existants de dialogue social pour tenter de débloquer la situation. La centrale syndicale dit avoir sollicité l’intervention du Premier ministre, Amadou Oury Bah, ainsi que celle du CNDS.

« Nous avons demandé d’intervenir au niveau de la Banque Centrale pour que les camarades soient rétablis dans leurs droits. C’est ce que nous avons fait, non seulement au niveau du CNDS (Conseil national du dialogue social), mais aussi au niveau du Premier ministre, qui est le garant du dialogue social », a déclaré Aboubacar Soumah.

La centrale syndicale estime par ailleurs avoir déjà joué un rôle important dans l’apaisement de précédentes tensions au sein de la BCRG et assure vouloir assumer pleinement ses responsabilités dans la crise actuelle.

« Nous le ferons parce que nous sommes… c’est nous qui avons sauvé la situation au niveau de la Banque Centrale. Il faudrait que nous prenions nos responsabilités face à la sanction qui est lancée contre eux », a-t-il ajouté.

En saisissant à la fois le Tribunal du travail, le CNDS et la Primature, l’USTG espère désormais obtenir une médiation permettant de lever les sanctions et de rétablir les douze agents concernés dans leurs droits.

La balle est désormais dans le camp des autorités compétentes et de la direction de la BCRG, alors que la tension demeure palpable au sein de l’institution monétaire.

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