
Ce vendredi 4 septembre 2026, une délégation de la centrale syndicale s’est rendue au ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, où elle a rencontré la secrétaire générale, Ramatoulaye Camara. L’objectif affiché était de favoriser une sortie de crise par le dialogue et la négociation.
L’USTG mise sur le dialogue pour apaiser les tensions
À l’issue de la rencontre, les représentants syndicaux ont réaffirmé leur volonté d’éviter l’escalade et de préserver le climat social au sein de la principale institution financière du pays.
Aboubacar Camara, membre du bureau exécutif de la délégation syndicale de l’USTG, a réitéré la préférence de la centrale pour le dialogue afin de régler le différend.
« Pour l’USTG, nous allons continuer. C’est une dynamique chez nous de continuer à dialoguer. Nous supposons que par le dialogue, on peut régler tous les problèmes », a-t-il déclaré.
La question de la représentativité syndicale a également été évoquée au cours des échanges. L’USTG affirme réclamer depuis plusieurs années une clarification du paysage syndical national, notamment à travers l’organisation des élections sociales.
« Aujourd’hui, il faut faire une distinction entre les centrales syndicales les plus représentatives, parce que l’OIT est très claire dans sa déclaration : elle ne peut travailler qu’avec les centrales syndicales légalement installées, mais aussi les centrales syndicales les plus représentatives dans le pays », a expliqué Aboubacar Camara.
Le ministère appelle à la responsabilité
Tout en réaffirmant l’attachement du gouvernement aux droits des travailleurs, elle a appelé les différentes parties à privilégier la concertation et à éviter toute confrontation susceptible d’avoir des conséquences sur l’activité économique.
« Nous devons éviter que des désaccords, aussi légitimes soient-ils, ne conduisent à des situations susceptibles de perturber durablement le fonctionnement de notre pays ou de compromettre les efforts de développement économique engagés. […] Le dialogue doit précéder la crise, et la responsabilité doit toujours l’emporter sur la confrontation », a-t-elle déclaré.
S’agissant des élections sociales évoquées par l’USTG, Ramatoulaye Camara a assuré que le processus était déjà engagé et constituait une priorité pour son département.
« Le processus est déjà amorcé […]. Je considère que ce processus est très important pour l’avenir de notre dialogue social. Nous devons, dans ce cadre-là, disposer d’une appréciation objective et actualisée de la représentativité des différentes organisations syndicales », a-t-elle indiqué.
En saisissant ainsi le ministère du Travail, l’USTG entend privilégier la voie institutionnelle et la négociation pour tenter de résoudre le différend qui l’oppose à la direction de la BCRG.
Un conflit né de la suspension des activités syndicales
Pour rappel, le bras de fer entre la direction de la BCRG et la délégation syndicale de l’institution est parti de la décision du Gouverneur, Karamo Kaba, de suspendre pour trois mois l’ensemble des activités syndicales au sein de la banque centrale et de mettre à pied les membres de la délégation syndicale.
Cette décision avait suscité de vives réactions du côté des représentants des travailleurs, faisant craindre une aggravation des tensions au sein de l’institution.

