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Guinée : la Fondation Lanala sélectionne 40 majors d’universités pour son programme d’excellence « Les Pépites Lanala »

 À l’occasion de la célébration de son premier anniversaire ce jeudi 3 septembre 2026 à Conakry, l’institution philanthropique a procédé au lancement officiel de son programme d’excellence « Les Pépites Lanala ». Destinée à combler le fossé entre la formation académique et les exigences du marché de l’emploi, cette première promotion a été baptisée du nom de feu Professeur Togba Maurice Zogbélémou, ancien président du Conseil d’administration du groupe.à
Chaque année, les universités guinéennes libèrent des milliers de diplômés confrontés à l’épreuve de l’insertion professionnelle. C’est pour répondre à cette problématique majeure que la Fondation Lanala a conçu ce programme structuré sur une approche pédagogique immersive (20 % de théorie, 60 % de pratique et 20 % de recherche et restitution).
Pour cette cohorte inaugurale, 40 étudiants majors ont été rigoureusement sélectionnés au sein de plusieurs institutions d’enseignement supérieur du pays (Gamal Abdel Nasser de Conakry, General Lansana Conté de Sonfonia, Kofi Annan, Université de Kankan, IST de Mamou et Université de Labé).
Catherine Haba, directrice exécutive de la Fondation Lanala, explique la genèse du projet : « Chaque année, le groupe Lanala reçoit des stagiaires au sein de ses filiales. Bien qu’ils soient brillants, nous avons remarqué que plusieurs d’entre eux se heurtent à un mur invisible, qui est le fossé réel entre le monde académique et les réalités du monde professionnel. Notre objectif est de mettre en place un programme d’excellence pour identifier ces jeunes qui débordent de potentiel et les accompagner dans leur professionnalisation. »
De son côté, Saa Albert Tolno, chargé de projets au sein de la Fondation, précise la démarche de terrain et l’ambition du suivi : « Nous sommes allés vers les institutions d’enseignement supérieur dénicher les majors. Les cinq premiers de chaque institution ont été évalués, et 40 ont été retenus. Le schéma d’accompagnement consistera aussi à tendre la main à d’autres entreprises, banques et assurances pour leur présenter ce répertoire de pépites formées dans des domaines spécifiques. »
Au-delà de la formation des jeunes, la cérémonie a été marquée par une annonce institutionnelle d’envergure. Dans son allocution, la présidente du Groupe Lanala, Christelle Doré, a formalisé la doctrine sociétale de l’entreprise : « Pour nous, une entreprise ne doit pas se contenter de créer de la valeur économique : elle doit contribuer à donner du sens et à faire grandir la communauté qui l’accueille. C’est dans cet esprit que le groupe Lanala s’engage désormais à consacrer au moins 1 % de l’ensemble de ses revenus au financement de causes communautaires. »
Au cours de cet événement, le bilan opérationnel des 12 derniers mois a également été présenté. Il repose sur une étude de référence menée auprès de 484 personnes dans 9 préfectures du corridor Simandou. Parmi les actions déjà concrétisées figurent la distribution de 600 équipements de protection aux conducteurs de moto-taxis, la prise en charge d’un orphelinat de 39 enfants, l’appui à 1 000 vendeuses de légumes sur les marchés de Conakry, la réalisation de forages et l’accompagnement de groupements féminins.
L’un des moments les plus empreints d’émotion aura été la décision de baptiser cette première promotion du nom du Professeur Togba Maurice Zogbélémou, ancien président du CA, disparu le 15 juin dernier. Présente à la cérémonie, son épouse a exprimé sa gratitude face à cet hommage pérenne : « Voir aujourd’hui réunies tant de personnes autour d’une telle initiative me confirme que la mort peut emporté un être, mais jamais ce qu’il a semé. Dédier ce projet d’excellence à sa mémoire est la preuve que son passage porte ses fruits, en permettant à son nom de rester associé à l’avenir, à la jeunesse et au mérite. »
Représentant les autorités à cette cérémonie, Patricia Adeline Lamah, conseillère du Président de la République chargée des questions de la femme, de la famille et des solidarités, a salué une initiative en phase avec les priorités nationales d’autonomisation : « Une pépite ne devient précieuse que lorsqu’on lui donne les moyens de révéler sa véritable valeur. Ce programme répond à un enjeu essentiel : préparer nos jeunes diplômés à passer du monde universitaire au monde professionnel. À la jeunesse, je dis : n’ayez pas peur d’ambitionner grand. Osez prendre votre place, osez entreprendre, et osez parfois échouer pour mieux apprendre. »
Pour les 40 jeunes sélectionnés, ce programme représente un tremplin concret après des mois d’incertitude professionnelle. Diplômée en ingénierie informatique à l’Institut Supérieur de Technologie de Mamou, Camara Kadija témoigne du soulagement et des espoirs que suscite cette opportunité : «C’est une chance d’apprendre et de mettre nos potentialités en valeur. Cela fait une année que j’ai terminé mes études et, jusque-là, je n’avais ni stage ni endroit où me débrouiller. L’innovation est une passion pour moi. Pour réussir, je vais m’adonner pleinement, respecter les consignes et investir sur moi-même. »
Avec le lancement des phases d’immersion et de mentorat, la Fondation Lanala entend faire de cette première promotion un modèle d’insertion professionnelle reproductible à l’échelle nationale.
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