
Prenant la parole à cette occasion, Ismaël Nabé, ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, a expliqué l’importance de cette opération pour une meilleure connaissance du tissu économique guinéen.
« Le RGPH4 nous a permis de mieux connaître qui nous sommes, où nous vivons et comment notre population évolue. Le RGE1 nous permettra de savoir qui produit, où l’on produit, dans quel secteur, avec combien d’emplois, avec quelle capacité économique et dans quelles conditions. Le RGE1 n’est pas un instrument de contrôle. C’est un instrument de connaissance, de planification et d’accompagnement. Il ne s’agit pas de juger les entreprises, mais d’apprendre à mieux les comprendre », a-t-il déclaré.
Le RGE1 couvrira l’ensemble des sociétés, entreprises individuelles, unités de production formelles et informelles disposant d’un local fixe, ainsi que les institutions sans but lucratif.
L’opération ambitionne ainsi de dresser une cartographie précise de l’économie réelle du pays, en mettant notamment l’accent sur les PME, les artisans, les commerçants, les acteurs des marchés, les jeunes entrepreneurs et les opérateurs du secteur informel.
Pour Abdourahmane Kaba, trésorier de la CCIAG, l’implication de la Chambre de Commerce constitue un atout majeur pour la réussite de cette opération.
« L’important est d’avoir mis la CCIAG au centre de la réalisation du premier Recensement Général des Entreprises. Permettez-moi de rappeler que ce recensement répond à une préoccupation commune de l’ensemble des organisations en charge de la promotion et de l’accompagnement du secteur privé, au premier rang desquelles la CCIAG : celle de disposer d’informations fiables sur les acteurs économiques du pays. Nous réaffirmons l’engagement de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat à mobiliser l’ensemble de ses instances, aussi bien au niveau national qu’en région, préfecture ou commune, pour réussir le recensement général des entreprises », a-t-il affirmé.
De son côté, Kadiatou Amara Sylla, cheffe de cabinet du Gouvernorat de Conakry, a insisté sur la portée stratégique du RGE1 pour le développement économique et local.
« C’est tout le sens et l’enjeu du présent RGE1, qui permettra de mieux comprendre le tissu entrepreneurial de notre pays afin de mieux orienter les politiques publiques et les investissements en faveur du développement économique. Ce recensement ne doit pas être perçu comme une simple formalité administrative ou une contrainte fiscale, mais comme un outil stratégique d’aide à la décision pour le développement local », a-t-elle souligné.
Après l’étape de Conakry, la campagne d’information et de sensibilisation sera progressivement déployée à l’intérieur du pays. Elle vise à permettre aux autorités locales, aux élus à la base et aux acteurs économiques de mieux s’approprier les objectifs et les enjeux du premier Recensement Général des Entreprises.
L’INS entend ainsi disposer, à travers cette opération, de données statistiques fiables et actualisées permettant de mieux connaître le secteur productif guinéen et d’orienter plus efficacement les politiques publiques en faveur du développement économique.

