Selon plusieurs riverains, la dégradation du fleuve est devenue particulièrement visible cette année. Ils affirment que la montée des eaux, combinée à l’ensablement progressif, perturbe les activités quotidiennes et menace la faune aquatique.

« Le constat est très amer. Nous demandons au gouvernement de se pencher sérieusement sur le phénomène d’ensablement du fleuve », témoigne Oumar Mama Keita, président de district de Tiguibiri.
Les citoyens estiment que la déforestation et l’exploitation minière contribuent largement à cette situation. Ils réclament un renforcement des moyens des services des Eaux et Forêts ainsi qu’un meilleur encadrement des activités minières afin de limiter les atteintes à l’environnement.
Au-delà de l’ensablement, la qualité de l’eau préoccupe également les riverains. Ils dénoncent la pollution liée à l’utilisation de produits chimiques, notamment le cyanure, et évoquent une diminution des ressources halieutiques.
Pour les populations de Siguiri, la préservation du fleuve Niger passe désormais par des mesures urgentes : lutte contre la déforestation, réglementation des activités minières, restauration des zones dégradées et reboisement des berges.

