À l’occasion d’une rencontre de prise de contact avec les médias nationaux et internationaux, le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République et porte-parole de la Présidence, le Général Amara Camara, a réaffirmé la volonté des autorités guinéennes d’instaurer une relation fondée sur la transparence, la régularité et la confiance avec la presse.
Entouré de son adjoint, le Conseiller spécial du Président de la République, Thierno Mamadou Bah, du porte-parole du gouvernement, Faya François Bourouno, ainsi que de son adjoint, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, le Général Amara Camara a présenté cette rencontre comme une étape importante dans les relations entre les institutions et les médias.
« Si nous nous réunissons aujourd’hui, ce n’est pas pour réagir à une activité ou à une actualité particulière », a-t-il précisé. Il a expliqué que l’objectif était avant tout de « venir à votre rencontre, nous présenter à vous et vous dire clairement quelle relation nous voulons bâtir ensemble, vous, la presse, dans toutes ses composantes ».
« L’information publique n’appartient pas à l’État »
Pour le porte-parole de la Présidence, la communication institutionnelle doit d’abord répondre au droit des citoyens à l’information.
« L’information publique n’appartient pas à l’État. Elle appartient aux Guinéennes, aux Guinéens et à tous les citoyens du monde », a-t-il déclaré.
Dans cette logique, il estime que le rôle du porte-parole ne consiste pas à contrôler ou à retenir l’information, mais à faciliter sa diffusion auprès du public.
« Le rôle d’un porte-parole n’est pas de retenir l’information. Notre rôle est de garantir la circulation de l’information », a martelé le Général Amara Camara.
Il a également insisté sur la complémentarité entre les porte-parolats de la Présidence et du gouvernement. Bien que distinctes, ces deux fonctions doivent, selon lui, contribuer à une communication institutionnelle cohérente, dans un esprit de collaboration et de « co-construction » avec les médias.
« Ce sont deux fonctions, mais un seul et unique engagement : vous informer avec régularité, avec clarté et aussi avec respect », a-t-il souligné.
Une communication à l’image d’un État moderne
Le porte-parole de la Présidence a inscrit cette nouvelle démarche dans la vision du Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, qu’il a présentée comme celle d’un « État moderne, transparent et redevable devant son peuple ».
Selon lui, cette exigence de transparence doit notamment se traduire dans les pratiques quotidiennes des responsables chargés de porter la parole des institutions, en particulier dans leurs rapports avec les médias.
La rencontre avec les journalistes se veut ainsi le point de départ d’une collaboration appelée à s’inscrire dans la durée.
« C’est le début, nous l’espérons, d’une relation de confiance qui va s’inscrire dans la durée », a conclu le Général Amara Camara.

