À 95 % achevé, le stade du 28-Septembre de Conakry est désormais proche de l’homologation définitive par la Confédération africaine de football (CAF). Toutefois, quelques exigences restent à satisfaire, notamment en matière de signalisation, d’alimentation électrique de secours et de terrain d’entraînement du Syli national.
Selon lui, 95 % des recommandations formulées par l’instance continentale ont déjà été exécutées. Les 5 % restants concernent essentiellement des travaux et dispositifs ajoutés ou réalisés après la dernière mission d’inspection de la CAF.
Parmi les dernières exigences figurent l’installation de panneaux de signalisation et d’indication à l’intérieur et aux abords du stade.
Ces dispositifs doivent permettre d’orienter efficacement les spectateurs, mais également les véhicules. Une exigence qui peut paraître secondaire, mais qui fait partie des normes d’organisation, de sécurité et de gestion des flux imposées pour les compétitions internationales.
Sur le plan énergétique, la disponibilité de l’électricité ne suffit pas pour répondre aux exigences de la CAF. Le stade doit disposer d’un système de secours capable de prendre automatiquement le relais en cas de coupure.
La Guinée doit ainsi installer un deuxième groupe électrogène de secours, qui devra se déclencher automatiquement en cas de défaillance du premier.
À cela s’ajoute la nécessité de mettre en place une deuxième ligne d’alimentation électrique de l’EDG, afin de renforcer la sécurité énergétique de l’infrastructure.
Ces exigences techniques peuvent sembler minimes au regard de l’ampleur des travaux déjà réalisés, mais elles sont déterminantes pour passer d’une homologation temporaire à une homologation définitive.
Autre point à régler : le terrain d’entraînement du Syli national.
La Guinée a retenu le site de Khorira, à Dubréka, dans le Grand Conakry, pour accueillir les séances d’entraînement de l’équipe nationale. Ce choix s’explique notamment par l’absence, à Conakry, d’un terrain en gazon naturel disposant de vestiaires et des installations nécessaires pour répondre aux standards de la CAF.
Le principe est simple : la qualité du gazon du terrain d’entraînement doit être comparable à celle du terrain principal.
« Dans tout Conakry aujourd’hui, il n’y a aucun terrain à gazon naturel où il y a des vestiaires », a déclaré Ibrahima Blasco Barry.
Cette situation illustre les défis infrastructurels auxquels la Guinée reste confrontée. Si le Syli national devrait bientôt pouvoir retrouver le stade du 28-Septembre pour disputer ses rencontres à domicile, il devra encore effectuer le déplacement jusqu’à Dubréka pour préparer ses matchs.
L’homologation définitive du stade dépend donc désormais de la finalisation de ces derniers travaux et dispositifs exigés par la CAF.

