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Honorable Mohamed Nabé : « les sociétés minières paient, mais l’ANAFIC accuse des retards »

Alors que les sociétés minières affirment s’acquitter de leurs contributions, les retards de reversement aux collectivités locales suscitent une vive indignation. Face à ce qu’il qualifie de dysfonctionnements majeurs, invité ce lundi 10 Août 2026, sur le plateau d’une télévision de la place, le président de la commission Mines et industries à l’assemblée Nationale, le député honorable Mohamed Nabé réclame une refonte urgente du système et annonce des enquêtes parlementaires sur le terrain
C’est un pavé dans la mare de la gestion des ressources minières. En théorie, le mécanisme est clair : les compagnies minières versent des contributions financières destinées à appuyer le développement socio-économique des zones d’extraction. En pratique, le circuit semble grippé, laissant les communautés locales attendre des retombées qui tardent à concrétiser leurs espoirs.
Prenant la parole sur cette problématique cruciale, l’honorable Mohamed Nabé n’a pas mâché ses mots. Le parlementaire pointe du doigt une lenteur administrative qui asphyxie les projets locaux, instaurant un décalage injustifié entre le paiement effectif des entreprises et la réception des fonds par les communes.
« Le résumé de la gestion des fonds alloués aux collectivités locales révèle des dysfonctionnements, notamment au niveau de l’acheminement des fonds entre les sociétés minières, l’ANAFIC et les collectivités. Selon les informations, les sociétés minières paient, mais l’ANAFIC accuse des retards dans le reversement et le traitement des fonds, ce qui pose un problème pour que les véritables bénéficiaires, c’est-à-dire les populations locales, puissent réellement en profiter », a-t-il dénoncé.
Pour la représentation nationale, le statu quo n’est plus tenable. Il ne s’agit plus de simples réglages, mais bien d’une restructuration globale des mécanismes financiers pour garantir que chaque franc guinéen versé, profite directement aux infrastructures locales — écoles, centres de santé, accès à l’eau potable.
Déterminé à faire la lumière sur la traçabilité de ces montants, l’honorable Mohamed Nabé insiste sur la nécessité d’un contrôle strict et de réformes structurelles.
« Pour faire face à cette situation, il est prévu de revoir la chaîne, les procédures de décaissement, de gestion ainsi que les procédures comptables et financières, afin d’instaurer plus de sérieux et de transparence dans l’utilisation de ces fonds.
En tant que députés, les missions de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques prévoient également des actions sur le terrain, notamment à travers des missions d’enquête parlementaire dans les localités minières, pour comprendre la gestion de ces montants », a-t-il déclaré.
L’annonce de ces missions d’enquête parlementaire dans les zones minières marque un tournant. En se déplaçant directement sur le terrain, les élus entendent vérifier l’adéquation entre les montants décaissés et les réalisations concrètes. Une mise en demeure claire adressée aux gestionnaires de ces fonds : l’heure est désormais à la redevabilité.
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