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Guinée : Vers une grève à la BCRG…

La tension monte entre le syndicat et les autorités de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG). La Délégation syndicale de l’institution avec le Mouvement syndical de Guinée, a officiellement déposé un préavis de grève auprès du Gouverneur de la BCRG.
Dans une correspondance datée du 6 août 2026, les représentants syndicaux notifient au Gouverneur leur décision d’engager une procédure de grève conformément aux dispositions des articles 431.3 et suivants du Code du travail.
Le préavis doit prendre effet à compter du lundi 10 août 2026 et courir jusqu’au jeudi 20 août 2026, sauf prorogation ou levée anticipée décidée par le Bureau syndical. Mais les syndicats ne comptent pas en rester à cette période de préavis. Dans leur courrier, ils préviennent qu’à son terme, la Délégation syndicale pourrait déclencher une grève à durée indéterminée, jusqu’à la signature du protocole d’accord 2026.
Le refus de signer le protocole d’accord au cœur du désaccord
 
À l’origine de cette décision, les représentants syndicaux évoquent le refus du Gouverneur de signer le protocole d’accord 2026. Selon le document consulté par Guineenews, ce protocole découle des négociations menées avec le Cabinet de la BCRG autour de la plateforme revendicative 2026. Pour la partie syndicale, les discussions engagées doivent désormais aboutir à la formalisation de cet accord. C’est précisément l’absence de signature qui constitue, selon les syndicats, le principal motif du préavis.
Les syndicats donnent encore une chance au dialogue
 
Malgré cette menace de grève, la correspondance ne ferme pas la porte aux négociations. La Délégation syndicale demande au Cabinet du Gouverneur de prendre les dispositions nécessaires pour parvenir à une solution. Les syndicalistes disent ainsi vouloir éviter un durcissement du mouvement et appellent à une issue « favorable et constructive » au différend.
Autrement dit, l’échéance du 20 août apparaît comme une période de dialogue supplémentaire. Si aucun compromis n’est trouvé d’ici là, la Délégation syndicale annonce qu’elle se réserve le droit de passer à une grève à durée indéterminée, jusqu’à la signature du protocole d’accord 2026.
La correspondance est également adressée en copie à la FESABAG ainsi qu’à l’Inspection générale du Travail (IGT). Désormais, la balle est donc dans le camp de la direction de la BCRG, alors que s’ouvre une nouvelle séquence de négociations qui pourrait permettre d’éviter une paralysie prolongée de la première institution.
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