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Assemblée nationale : le réquisitoire de Dr Dansa pour un pouvoir législatif renouvelé

​Clap de départ pour les travaux de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale. Ce lundi 3 août 2026, l’hémicycle du Palais du Peuple a servi de cadre à une rentrée parlementaire sous le signe du cadrage et de la responsabilité. Face aux élus du peuple, le président de l’institution, Dr Dansa Kourouma, a prononcé un discours d’orientation aux allures de feuille de route pour la Ve République.​

Alors que cette session marque une étape clé après une première série de travaux, le chef du Parlement a tenu à fixer le cap, refusant que cette rencontre ne s’apparente à une routine administrative. Pour Dr Dansa Kourouma, le véritable enjeu réside dans le bilan critique et l’empreinte que laissera cette législature.

​« Des charges, pas des privilèges »

​Sans détour, le patron du Parlement a rappelé la nature profonde du mandat représentatif : ​« Nous n’avons pas été élus pour n’occuper que des sièges. Nous avons été élus pour exercer une mission. Ces sièges ne sont pas des privilèges, mais des responsabilités qui appartiennent symboliquement au peuple souverain de Guinée. »​

Il a martelé que le succès d’une législature dépasse la simple quantité de textes votés, résidant plutôt dans la rigueur du contrôle de l’action gouvernementale et la qualité des lois adoptées pour soulager le quotidien des citoyens — des zones rurales aux acteurs économiques.

​Les quatre piliers du mandat parlementaire

​Pour garantir cette efficacité, le président de l’Assemblée a délimité quatre priorités d’action :

​- Légiférer avec pertinence : privilégier des normes juridiques concrètes et ancrées dans les réalités nationales.

-​Contrôler l’exécutif : exiger une gestion transparente et rigoureuse des deniers publics.

-​Évaluer les politiques publiques : mesurer l’impact réel des réformes sur le terrain.​

-Incarner l’unité nationale : placer l’intérêt supérieur de la République au-dessus des considérations partisanes ou locales.​

Dr Dansa Kourouma a également appelé à des études d’impact systématiques (financières, sociales et environnementales) en commission avant tout examen en plénière. À l’attention des primo-députés, il a vivement recommandé d’exploiter l’intercession pour parfaire leur maîtrise du droit constitutionnel et du règlement intérieur, citant Edgar Faure : « Les institutions ne valent que par les femmes et les hommes qui les font vivre. »

​Cette session extraordinaire était principalement axée sur deux dossiers cruciaux : la ratification des ordonnances exécutives et le projet de loi d’habilitation autorisant le chef de l’État à légiférer par ordonnances jusqu’au 5 octobre 2026.

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