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L’œil de Guinéenews : retour sur l’incendie d’un camion à Kouria qui a fortement perturbé la circulation

Le 1eraoût, notre correspondant à Kindia, Joseph Zoumanigui nous a rapporté un incident particulier, survenu à Kouria, qui a fortement perturbé la circulation sur la RN1, entre Kindia et Conakry. Il nous dit que cela était dû à l’incendie d’un camion. Le sinistre a entraîné un important embouteillage, immobilisant de nombreux véhicules dans les deux sens de la circulation.

Zoumanigui, d’ajouter que « jusqu’au moment où je rédigeais mon article, les circonstances exactes de l’incendie n’étaient pas encore établies et aucun bilan officiel n’avait été communiqué. Les opérations de sécurisation et de rétablissement de la circulation se poursuivaient. »

On imagine bien que cet incident a créé un énorme bouchon dans les deux sens. Il a également entraîné des conséquences de tous ordres, chez tous les usagers. Un aspect que nous n’allons pas aborder ici en détail, étant donné ses nombreuses ramifications, au plan social, économique et autres, Il serait fastidieux de rapporter tous ces aspects, ici.

Rappelons seulement que l’embouteillage reste le premier ennemi de toute circulation routière. Et les usagers qui en ont souffert, des heures durant, ne diront pas le contraire.

Tout le monde a attendu que les secours se mobilisent rapidement pour faire face au problème survenu. Et nous savons bien que notre pays n’a pas encore atteint ce niveau de développement pouvant lui permettre d’intervenir immédiatement et efficacement, pour gérer un tel évènement.

Toujours est-il que d’autres moyens palliatifs pouvaient être mis en œuvre, par les usagers eux-mêmes, notamment les automobilistes, pour circonscrire le feu.

Bien entendu, cela dépend, tout d’abord, d’un préalable essentiel : être en règle du point de vue des équipements de leurs véhicules. Disposent-ils chacun, d’un extincteur et savent-ils s’en servir, correctement ?

Si oui, ils pourraient alors s’organiser et faire face au feu, dans les règles de l’art, en tenant compte de tous les paramètres requis en la matière. Il leur faut, entre autres, tenir compte de la nature du produit enflammé, de la direction du vent, avant d’adopter la stratégie qui convienne, pour mieux coordonner la lutte contre l’incendie.

Mais, on me rétorquera tout de suite que je rêve. Un tel dispositif ne peut pas être réalisé devant un tel évènement. Il faut qu’il y ait un meneur ou lead qui sorte du lot pour initier, coordonner et mettre en œuvre.

Or, la survenue d’un accident a toujours entraîné une forte mobilisation de curieux qui n’ont rien à y faire. Ils sont là, juste pour encombrer les lieux et gêner ceux qui sont chargés de le gérer.

Et dans ce cas précis de Kouria, c’est la crainte de l’incendie qui prévaut. Elle tétanise la plupart des usagers qui sont, en plus, bloqués, par manque de passage.

Il reste encore beaucoup à faire pour que nous réussissions à bien gérer l’après accident, chez nous.

Pendant que les usagers pestent pour le désagrément subi et les multiples préjudices que cela leur cause, le camion, quant à lui, continue de brûler sur la route bitumée. Celle-ci, à son tour, brûle sous le camion et se détériore grandement.

A ce niveau, les conséquences sont autrement plus grandes que celles des usagers, prises dans leur ensemble.

Nous sommes devant une image des plus difficiles à supporter: la destruction du patrimoine routier national. Hélas, sans aucun moyen de l’arrêter !

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