Pour dire vrai, un véhicule sans immatriculation c’est comme un engin qui n’existe pas. C’est un fantôme qui se déplace, une machine sans visage.
Rouler dans de telles conditions, c’est rouler dans l’anonymat, comme un zombie, sans visage et dans l’illégalité absolue. Excusez du peu !
Quoique longue, cette liste de définitions est loin d’être exhaustive. Il y a beaucoup d’autres qualificatifs que l’on peut ajouter, tellement, ils sont nombreux, les synonymes à dérouler pour caractériser cette attitude.
Chez nous, hélas, rouler sans numéro est fréquent. On peut même dire que c’est admis, sinon toléré. Par qui ? Allez savoir ! La question reste posée. On pourrait dire que tout le monde voit le phénomène se dérouler et ceux qui peuvent réagir pour y mettre fin, ne font rien. En tout cas, le phénomène ne manque pas de nous interpeller, à travers la ville, tellement il est fréquent.
Et pourtant, cela est extrêmement grave. D’abord, même Toto le sait, en cas de vol d’un engin quelconque, que ce soit une voiture, un camion ou même une moto, la première chose que l’on fait, c’est de se rendre au commissariat ou à la gendarmerie. En plus, on informe largement autour de soi (parents, amis, voisins, collègues, connaissances), et j’en passe. Mais, à ces différents niveaux, la première question que l’on nous pose est toujours la même, invariable : quel est le numéro ? Cela nous amène tout de suite à comprendre la nécessité d’établir un « état civil » pour nos engins.
En effet, juridiquement parlant, sans immatriculation, un véhicule n’existe pas. Et, en cas de vol, voilà que l’on se mord le doigt, plein de regrets de n’avoir pas fait ce qu’on aurait dû faire, dès le premier jour de la mise en circulation de l’engin. On est désespéré devant la chance infime qu’on a, de retrouver son bien perdu. Encore que, sur le plan légal, on n’a rien qui prouve réellement, qu’on est propriétaire dudit engin. Où que l’on aille, devant une juridiction où le problème est posé, on est rassuré d’être toujours débouté. Voilà pourquoi il est fort utile, voire même indispensable d’immatriculer son véhicule. Cela nous épargne de vivre beaucoup de conséquences dont nous parlerons dans la seconde partie de cette rubrique.

