Site icon Guinéenews©

Quatre ans après sa création, la Compagnie du TransGuinéen s’impose comme le pilier de la souveraineté économique de la Guinée

Quatre ans après la signature de ses statuts, la Compagnie du TransGuinéen (CTG) s’affirme comme l’un des symboles les plus forts de la nouvelle ambition économique de la Guinée. Créée le 27 juillet 2022, quelques mois seulement après la conclusion de l’Accord-cadre Simandou du 25 mars de la même année, la CTG incarne la volonté de l’État guinéen de reprendre une place centrale dans la gestion et la valorisation de ses ressources stratégiques.

À l’occasion de ce quatrième anniversaire, le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence et Président du Comité stratégique de Simandou, Djiba Diakité, a salué le chemin parcouru et rappelé la portée historique de cette initiative. Selon lui, la création de la CTG ne représentait pas la naissance d’une simple entreprise publique, mais celle d’un instrument stratégique destiné à faire de la Guinée un acteur à part entière de son développement économique.

Sous l’impulsion du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, le projet Simandou a franchi une étape décisive grâce à une approche inédite fondée sur le partage des responsabilités entre l’État guinéen et les partenaires industriels, notamment Rio Tinto/SimFer, Chinalco et Winning Consortium Simandou (WCS). Cette coopération a permis de mutualiser les investissements et les risques liés à la réalisation des infrastructures du gigantesque corridor minier.

Aujourd’hui, la CTG détient des actifs stratégiques qui devraient transformer durablement le paysage économique national. Il s’agit notamment d’un chemin de fer à double voie de plus de 650 kilomètres destiné à désenclaver plusieurs régions du pays, d’un port multi-utilisateurs appelé à renforcer la souveraineté logistique nationale, ainsi que d’une aciérie visant à favoriser la transformation locale du minerai de fer de Simandou, reconnu parmi les plus riches au monde avec une teneur supérieure à 65 %.

Au-delà des infrastructures, le projet met également l’accent sur le contenu local. Les autorités entendent faire de Simandou un levier de création d’emplois pour les Guinéens, de développement des entreprises nationales et de transfert de compétences grâce à des initiatives telles que Simandou Academy.

Pour Djiba Diakité, cette vision s’inscrit pleinement dans l’ambition « Simandou 2040 », qui consiste à rompre avec le modèle traditionnel d’exportation des matières premières brutes au profit d’une industrialisation créatrice de valeur ajoutée. « La Guinée ne veut plus être un simple fournisseur de matières premières. Elle veut transformer, partager et décider de son destin économique », résume-t-il.

Le responsable a également rendu hommage à l’ensemble des acteurs ayant contribué à la concrétisation de cette ambition : ingénieurs, techniciens, juristes, financiers, négociateurs, ouvriers et communautés riveraines des quatre grandes régions traversées par le corridor ferroviaire.

Autre moment marquant rappelé à cette occasion : le premier coup de sifflet du train baptisé KÖMA, intervenu le 11 novembre 2025 à 11 h 11 au port de Moribaya, considéré comme un jalon historique dans la mise en œuvre du projet Simandou.

Quatre ans après sa création, la Compagnie du TransGuinéen apparaît ainsi comme l’un des principaux instruments de la stratégie guinéenne de transformation économique. Pour les autorités, le défi consiste désormais à faire de ces infrastructures un moteur de prospérité durable, inclusive et irréversible au bénéfice de l’ensemble des citoyens, dans la continuité de la vision portée par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya.

Quitter la version mobile