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CRIEF : la chambre des appels blanchit Sékou Kaké et déboute l’État guinéen

La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a mis un terme, ce jeudi 30 juillet 2026, aux poursuites engagées contre l’entrepreneur Sékou Kaké.

Poursuivi pour des faits présumés de blanchiment aggravé de capitaux et d’association de malfaiteurs, le PDG de SOGEFEL a été déclaré non coupable.

Au cœur de cette affaire, le parquet reprochait à Sékou Kaké d’avoir prêté son identité, ainsi que celle de Kaké Construction S.A., pour dissimuler des biens qui seraient la propriété de l’ancien ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané. Ces biens font l’objet d’une procédure de saisie dans le cadre des poursuites visant l’ex-dignitaire.

 

Tout au long de la procédure, l’homme d’affaires a rejeté ces accusations. À la barre, il a assuré n’entretenir aucun lien avec Mohamed Diané et a rappelé qu’il dirige exclusivement la société SOGEFEL, se démarquant de Kaké Construction S.A.

Dans son arrêt, la chambre des appels, présidée par Francis Kova Zoumanigui, a estimé que les charges retenues contre Sékou Kaké n’étaient pas suffisamment établies.

Concernant Kaké Construction, la Cour a également confirmé sa mise hors de cause. Les juges ont estimé qu’aucune preuve certaine, légale et suffisante ne permettait d’engager la responsabilité pénale de la société.

La juridiction a par ailleurs déclaré irrecevables, ou à tout le moins mal fondées, les nouvelles demandes formulées en appel par le ministère public contre Kaké Construction, estimant qu’elles dépassaient le cadre de la saisine et ne reposaient sur aucun élément probant.

 

En conséquence, la chambre des appels a rejeté toutes les réquisitions tendant à la confiscation des biens de Kaké Construction, à la dissolution de la société, à son exclusion temporaire ou définitive des marchés publics, ainsi qu’à toute condamnation à une amende pénale ou complémentaire.

 

L’État guinéen a également été débouté de l’ensemble de ses prétentions. La Cour a rejeté toutes les demandes à caractère patrimonial, notamment celles portant sur la confiscation, la restitution de biens ou toute autre mesure accessoire sollicitée dans cette procédure.

Cette décision conforte la position déjà défendue par le parquet spécial lors des réquisitions, qui avait demandé la relaxe de Sékou Kaké. En revanche, la chambre des appels n’a pas suivi ses réquisitions visant Kaké Construction, qu’elle a définitivement mis hors de cause.

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