Le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a animé ce lundi 27 juillet une conférence de presse au siège du Porte-parolat du gouvernement. Face aux journalistes, il a présenté les principales actions engagées par l’exécutif dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les infrastructures routières, les transports publics, la sécurité routière, l’agriculture, l’énergie, l’éducation et l’intégration sous-régionale.
S’exprimant sur les infrastructures routières, le ministre a mis l’accent sur les investissements en cours pour moderniser le réseau national. Il a particulièrement cité l’axe Boké-Gaoual, long d’environ 200 kilomètres, qu’il a présenté comme un corridor économique stratégique, en raison de son importance dans le transport des produits agricoles et des revenus qu’il génère pour l’État.
Selon Ousmane Gaoual Diallo, les travaux évoluent normalement grâce à la mobilisation de deux entreprises sur le chantier. Il a également évoqué d’autres axes prioritaires, notamment la route Conakry-Kagbelen-Coyah-Forécariah ainsi que les tronçons reliant Mamou à Labé, qui bénéficient eux aussi d’importants investissements.
Le porte-parole du gouvernement a par ailleurs annoncé la mobilisation de nouveaux financements destinés à accélérer le développement de plusieurs secteurs. Il a notamment mentionné près de 100 millions de dollars consacrés au domaine de la santé, la relance des projets énergétiques, particulièrement les microcentrales hydroélectriques, ainsi que les efforts engagés dans l’agriculture avec l’aménagement de 17 000 hectares de terres devant profiter à plus de 45 000 ménages.
Abordant la question de l’éducation, le ministre s’est félicité des résultats du baccalauréat 2026 et a salué la mise en place d’un mécanisme de seconde chance pour les candidats ayant échoué de peu. Une réforme qui, selon lui, rapproche le système éducatif guinéen des modèles modernes permettant aux élèves de reprendre certaines matières sans avoir à recommencer entièrement l’examen.
Dans le secteur des transports urbains, Ousmane Gaoual Diallo est revenu sur le projet de renouvellement du parc automobile des taxis. Il a expliqué qu’un partenariat public-privé permettra aux chauffeurs d’acquérir des véhicules neufs grâce à un système de paiement échelonné sur une période de 24 à 36 mois.
Le ministre a précisé que les conditions d’accès ont été simplifiées afin de permettre à un plus grand nombre de jeunes, notamment les conducteurs de taxi-motos, de devenir propriétaires de leurs véhicules, tout en améliorant leurs revenus et les conditions de déplacement des usagers.
Dans cette même perspective, le gouvernement prévoit l’acquisition de 200 bus destinés au transport urbain à Conakry. Leur exploitation sera confiée à des opérateurs privés sélectionnés à travers un appel d’offres. Pour éviter les difficultés financières ayant conduit à l’échec de précédentes sociétés publiques de transport, un nouveau mécanisme prévoit que les compensations liées aux tarifs sociaux soient versées directement aux opérateurs par l’intermédiaire d’une banque publique.
Toutefois, le ministre a précisé que la mise en circulation de ces bus ne sera pas immédiate, les véhicules devant être fabriqués selon des spécifications techniques adaptées aux réalités du réseau routier guinéen. Il a assuré que les premiers bus destinés au transport interurbain devraient progressivement être disponibles avant la fin de l’année.
La sécurité routière a également occupé une place importante dans les échanges. Face à la recrudescence des accidents de circulation, Ousmane Gaoual Diallo a annoncé la préparation d’un plan d’urgence impliquant plusieurs départements ministériels, les forces de défense et de sécurité, les syndicats de transporteurs ainsi que les acteurs spécialisés.
Ce plan prévoit notamment un renforcement des contrôles routiers, une responsabilisation accrue des conducteurs et des transporteurs, ainsi que de nouvelles mesures contre les surcharges, l’indiscipline et les comportements dangereux sur les routes.
Enfin, le porte-parole du gouvernement s’est prononcé sur la participation du président de la République aux travaux de la CEDEAO. Il a salué un discours qu’il a qualifié de « marquant », axé sur le dialogue, la solidarité entre les peuples et la préservation de l’esprit communautaire de l’organisation sous-régionale.
Selon lui, cette intervention a suscité un intérêt particulier auprès de plusieurs dirigeants et observateurs de la région, au point d’ouvrir une réflexion sur l’implication du chef de l’État dans les discussions relatives aux mécanismes de financement de la CEDEAO.

