La route reliant la commune urbaine de Kindia à la sous-préfecture de Madina Oula, longue d’environ 75 kilomètres, est aujourd’hui dans un état de dégradation très avancé. Par endroits presque impraticable, cet axe vital constitue un véritable calvaire pour les habitants, les transporteurs et les nombreux voyageurs qui l’empruntent chaque jour.
Les répercussions de cette dégradation se font sentir dans tous les secteurs. Les conducteurs de taxis et de véhicules de transport en commun dénoncent la multiplication des pannes mécaniques, la hausse des coûts d’entretien et une consommation de carburant de plus en plus élevée. Les commerçants peinent à approvisionner les marchés, tandis que les producteurs agricoles éprouvent d’énormes difficultés à acheminer leurs récoltes vers les centres de commercialisation. Les populations, quant à elles, rencontrent également des obstacles pour accéder aux structures de santé, aux établissements scolaires et aux services administratifs.
« Chaque déplacement est un véritable parcours du combattant. Nous dépensons plus d’argent pour réparer nos véhicules que nous n’en gagnons en travaillant. Cette route nous fait souffrir depuis des années », confie un conducteur rencontré sur cet axe.
Face à cette situation, les habitants de Madina Oula lancent un appel pressant aux autorités compétentes. Ils réclament la réhabilitation urgente de cette route stratégique, estimant que la reconstruction des ponts endommagés et la réfection complète de la chaussée sont devenues indispensables pour désenclaver la localité, sécuriser les déplacements et faciliter les échanges économiques avec la préfecture de Kindia.
Pour les populations, une intervention rapide permettrait non seulement de réduire les risques d’accidents, mais aussi de relancer les activités économiques et d’améliorer durablement les conditions de vie des habitants de cette partie de la région.

