Le verdict est tombé dans l’affaire impliquant un agent de l’administration pénitentiaire poursuivi pour introduction de produits illicites à la Maison centrale de Conakry. Ce mardi 14 juillet 2026, le tribunal de première instance de Kaloum a reconnu Lamine N’Diaye coupable et l’a condamné à six mois d’emprisonnement ferme.
Les faits remontent au 10 février dernier, lors d’une opération de fouille menée au sein de la Maison centrale. Au cours de ce contrôle, les agents pénitentiaires ont découvert sur le mis en cause plusieurs objets interdits, notamment 264 boules de chanvre indien, huit plaquettes de tramadol, des téléphones portables, une somme d’argent ainsi que des tournevis et des ciseaux.
Interpellé à la suite de cette découverte, Lamine N’Diaye avait été placé sous mandat de dépôt le 12 février. Il était poursuivi pour détention et introduction de substances psychotropes dans un établissement pénitentiaire.
À la barre, le prévenu a nié les faits qui lui étaient reprochés, affirmant n’avoir jamais introduit de produits interdits dans la prison. Ses avocats ont plaidé la relaxe, estimant que le dossier ne contenait pas de preuves suffisantes pour établir sa responsabilité pénale.
De son côté, le ministère public avait requis une peine d’un an d’emprisonnement, dont six mois assortis du sursis.
Après examen des arguments de la défense et du parquet, le tribunal a finalement retenu la culpabilité de Lamine N’Diaye. En plus de la peine de six mois de prison ferme, les juges ont ordonné la confiscation de l’ensemble des objets saisis au cours de l’enquête.

