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TPI de Mamou : Ouverture du procès du chauffeur impliqué dans l’accident ayant fait 16 morts

Le procès de Mamadou Saliou Diallo, 24 ans, chauffeur de profession, s’est ouvert ce mardi devant le Tribunal de première instance (TPI) de Mamou. Il est poursuivi pour homicide involontaire, coups et blessures involontaires et destruction de biens privés par accident C’était à la suite du grave accident de la circulation survenu à Diarabaka, qui a coûté la vie à 16 personnes.

À la barre, le prévenu a reconnu les faits tout en affirmant que le drame s’est produit de manière involontaire. « Je ne suis pas ici pour avoir raison », a-t-il déclaré, avant de présenter ses condoléances aux familles des 16 victimes. Il a expliqué qu’en apercevant le taxi arrivant en sens inverse, il avait tenté de freiner afin d’éviter la collision, mais que le camion ne s’était pas immobilisé à temps.

Le procureur de la République a estimé que le chauffeur aurait pu éviter le drame. Selon lui, « pour avoir refusé de se reposer ne serait-ce que 30 minutes, il a causé la mort de 16 personnes ».

Le président du tribunal a, de son côté, rappelé les conclusions du constat établi par les services de la gendarmerie routière, selon lesquelles le camion aurait quitté son couloir de circulation dans un virage avant de percuter le taxi qui circulait en sens inverse.

Constitué partie civile, Oumar Rafiou Baldé, représentant de son grand frère, a indiqué que ce dernier a perdu son épouse, Fatoumata Binta Diallo, ainsi que leurs quatre enfants -Amirou Tely, Kadiatou, Boubacar et Ibrahima Sory – dans cet accident. Faisant valoir que le camion était assuré, il a demandé que la compagnie d’assurance indemnise les préjudices subis et a réclamé la somme de 3 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Le tribunal a ordonné la citation de la compagnie d’assurance NSIA et a renvoyé l’affaire au 28 juillet 2026 pour la poursuite des débats.

Dans la nuit du dimanche au lundi 29 juin 2026, un grave accident de la circulation à coûté la vie à 15 personnes à Diarabaka, l’unique survivant est décédé suite à ses blessures à Conakry.
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