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Affaire de faux et de retraits frauduleux à la BIG et à Ecobank : deux prévenus reconnus coupables par le tribunal de Kaloum

Le tribunal correctionnel de Kaloum a rendu son verdict, ce mardi 7 juillet 2026, dans l’affaire de faux et usage de faux, escroquerie et complicité impliquant Fodé Kéïta et Mamadou Samba Diallo. À l’issue du procès, les deux prévenus ont été reconnus coupables, mais ont écopé de peines différentes.

L’affaire porte sur des retraits frauduleux effectués à la Banque islamique de Guinée (BIG) et à Ecobank Guinée à l’aide de fausses pièces d’identité. Selon les éléments examinés par le tribunal, Fodé Kéïta s’est fait passer pour des clients des deux établissements bancaires afin de retirer 180 millions de francs guinéens à la BIG et 19 millions de francs guinéens à Ecobank.

Au cours des audiences, Fodé Kéïta, détenu depuis septembre 2025, a reconnu les faits mis à sa charge. Il a notamment affirmé avoir bénéficié de l’aide de Mamadou Samba Diallo, ancien directeur adjoint d’agence de la Banque islamique de Guinée à Madina, à qui il dit avoir remis 10 millions de francs guinéens après le retrait des fonds. Des accusations rejetées par ce dernier, qui a constamment nié toute complicité et soutenu avoir respecté les procédures en vigueur au moment de l’opération.

Le ministère public avait estimé que les investigations mettaient en évidence l’utilisation de faux documents ainsi que plusieurs irrégularités, notamment au niveau des signatures figurant sur les chèques. Considérant que Mamadou Samba Diallo avait facilité la commission des faits, le parquet avait requis deux ans d’emprisonnement contre chacun des deux prévenus. De son côté, la défense de l’ancien cadre bancaire avait plaidé la relaxe, estimant qu’aucun élément ne démontrait qu’il avait volontairement participé à la fraude.

Dans sa décision, le tribunal a condamné Fodé Kéïta à trois ans d’emprisonnement ferme. Mamadou Samba Diallo a, quant à lui, été condamné à deux ans de prison avec sursis.

Sur les intérêts civils, les deux condamnés devront solidairement rembourser à la Banque islamique de Guinée les 180 millions de francs guinéens correspondant au montant retiré frauduleusement, ainsi que 100 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts. Le tribunal a par ailleurs constaté l’absence d’Ecobank Guinée à l’audience pour défendre ses intérêts.

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