La contestation se poursuit après l’installation des nouveaux exécutifs communaux en Guinée. À Dixinn, plusieurs femmes, vêtues de rouge et brandissant des balais, ont manifesté ce lundi 6 juillet pour dénoncer l’élection du nouveau maire de la commune.
Réunies pour faire entendre leur voix, les manifestantes rejettent les résultats du scrutin et réclament leur annulation. Selon elles, leur candidat, Sacko, est le véritable vainqueur de l’élection. Elles exigent soit son installation à la tête de la commune, soit l’organisation d’un nouveau vote.
« Nous ne sommes pas d’accord, parce que le candidat qui a gagné, c’est Sacko. On nous l’a enlevé pour installer une autre personne que nous ne connaissons pas. Comment cette personne peut-elle gérer Dixinn alors qu’elle ne connaît pas la commune ? Nous sommes sorties pour réclamer le retour de Sacko », a-t-elle déclaré.
La porte-parole des manifestantes affirme également que plusieurs anomalies auraient été constatées lors du vote, notamment en ce qui concerne le recours aux procurations.
« D’après ce que nous avons entendu, trois procurations étaient autorisées, mais finalement il y en a eu onze. C’est dans ces conditions que Sacko a démissionné. Normalement, lorsqu’une partie n’est pas d’accord, il faut lui accorder 24 ou 48 heures. À notre grande surprise, vers 19 heures, nous avons appris qu’ils avaient déjà élu leur maire », a-t-elle soutenu.
À travers cette mobilisation, les manifestantes appellent les autorités compétentes à réexaminer les conditions dans lesquelles le maire de Dixinn a été élu. Elles demandent l’installation de leur candidat ou, à défaut, l’organisation d’un nouveau scrutin.
À ce stade, les autorités communales et les instances chargées de l’organisation du scrutin ne se sont pas encore exprimées sur ces accusations.

