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Bac 2026 : un cas de substitution déjoué à Yimbaya, les autorités traquent les complices

Un nouveau cas de fraude a perturbé le déroulement du baccalauréat unique, session 2026. Ce jeudi 2 juillet, au centre d’examen Léopold Sédar Senghor de Yimbaya, dans la commune de Matoto, un étudiant a été interpellé alors qu’il composait à la place d’un candidat officiellement inscrit.

Face aux responsables éducatifs, Cheick Oumar Camara a reconnu les faits sans détour. Étudiant en deuxième année de management et marketing, il affirme avoir été sollicité par un certain « Zimré », présenté comme une figure influente du quartier, pour remplacer un candidat qui aurait échoué à trois reprises au baccalauréat.

Dans sa déclaration, il explique avoir été approché en raison de ses capacités académiques, notamment dans les matières littéraires telles que le français, la philosophie et la géographie. Après plusieurs sollicitations, il dit avoir fini par céder, tout en reconnaissant qu’une somme importante avait été convenue pour cette opération frauduleuse.

« On s’est entendu sur quelques millions. J’ai reçu une première partie et le reste devait être payé après le bac », a-t-il confié, avant d’exprimer de profonds regrets. Le jeune homme dit ne tirer aucune fierté de cet acte qu’il qualifie de grave erreur, appelant au passage tous ceux qui s’adonnent à ce type de pratiques à y renoncer.

Alerté par le délégué du centre, le Directeur communal de l’éducation de Matoto, Sékou Kaba, s’est rendu sur place pour constater les faits. Selon lui, la lutte contre la substitution demeure essentielle pour préserver l’équité et le mérite dans le système éducatif.

Pour le responsable éducatif, permettre à un autre candidat, même mieux préparé, de composer à la place d’un inscrit revient à priver les véritables candidats méritants de leur chance. « Celui qui a travaillé toute l’année doit être récompensé à la hauteur de ses efforts », a-t-il insisté.

Sékou Kaba a salué la vigilance des surveillants et superviseurs du centre, dont la réactivité a permis de déjouer cette tentative de fraude. Il a également annoncé l’ouverture d’enquêtes pour identifier les éventuels complices, notamment l’individu soupçonné d’avoir facilité la substitution.

Ce nouveau scandale intervient dans un contexte où les autorités guinéennes multiplient les efforts pour assainir l’organisation des examens nationaux. Depuis le lancement des épreuves, plusieurs cas de fraude, de détention de corrigés et de tentatives de tricherie ont déjà été signalés à travers le pays, illustrant la fermeté affichée par le ministère de l’Éducation nationale dans sa lutte contre les pratiques frauduleuses.

Cette interpellation à Yimbaya rappelle une fois de plus que le combat pour la crédibilité des examens reste une priorité majeure, alors que les autorités promettent une politique de tolérance zéro contre les auteurs et complices de fraude.

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