La Chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu son verdict ce mercredi 1er juillet dans le dossier impliquant Almamy Condé, ancien chef par intérim de la section des opérations en devises et du compte de contrepartie au Trésor public.
Alors que le ministère public avait requis dix ans d’emprisonnement, la juridiction présidée par le juge Alpha Camara a finalement condamné le prévenu à trois ans de prison avec sursis, assortis d’une amende de 2 milliards de francs guinéens.
À l’issue des débats, Almamy Condé a été reconnu coupable de corruption d’agents publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.
Sur le volet civil, la Cour a déclaré recevable la constitution de partie civile de l’État guinéen et a condamné l’ancien responsable du Trésor public à verser 10 milliards de francs guinéens en réparation des préjudices retenus contre lui.
La décision maintient également les mesures conservatoires portant sur son patrimoine. Celles-ci concernent notamment plusieurs comptes bancaires, des immeubles, deux stations-service, une carrière de granite, une ferme avicole, quatre véhicules ainsi que plusieurs parcelles situées à Wonkifong, Kountia et Dubréka.
La gestion des biens saisis demeure confiée à l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC). La CRIEF a en outre ordonné la publication intégrale de l’arrêt au Journal officiel, aux frais du condamné, tout en prononçant l’exécution provisoire de la décision.

