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L’œil de Guinéenews : la passerelle piétonne de Bonfi, gravement endommagée, suite à un violent choc porté par un camion inconnu

C’est lors d’une mission d’inspection des infrastructures, que l’Agence Nationale de Surveillance des Routes (ANASUR) a constaté les faits. De gros dégâts sont infligés à la dalle du tablier de la passerelle piétonne de Bonfi, sur l’autoroute Fidel Castro. Les dégradations sont si importantes, explique l’ANASUR, « qu’elles compromettent l’intégrité de cet ouvrage destiné à la sécurité des usagers. » Leur ampleur est telle qu’une intervention urgente est nécessaire. Il faut, non seulement, restaurer cet ouvrage, pour sa sécurité, mais, surtout, pour celle des piétons, qui sont des milliers à l’emprunter chaque jour, dans les deux sens.

Pour l’ANASUR, une telle réalité constitue une réelle et vive préoccupation. M Alpha Sékou BANGOURA, le Directeur Général, nous apprend que « l’auteur de cet acte n’a pas encore été identifié. Une enquête est en cours, afin de retrouver le véhicule responsable et d’appliquer les sanctions prévues par la loi. »

Sur la même lancée, il ajoute que « conformément aux dispositions de la loi 𝐋/𝟐𝟎𝟏𝟔/𝟎𝟕𝟒/𝐀𝐍 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐦𝐨𝐢𝐧𝐞 𝐫𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐫, les dimensions maximales autorisées des véhicules pour passer sous ces ouvrages sont les suivantes :

✔️ 𝐋𝐚𝐫𝐠𝐞𝐮𝐫 𝐡𝐨𝐫𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐭 : 𝟐,𝟓𝟓 𝐦

✔️ 𝐋𝐚𝐫𝐠𝐞𝐮𝐫 𝐡𝐨𝐫𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞-𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐧𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐭𝐰𝐢𝐬𝐭 𝐥𝐨𝐜𝐤 : 𝟐,𝟕𝟎 𝐦

✔️ 𝐇𝐚𝐮𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐦𝐚𝐱𝐢𝐦𝐚𝐥𝐞 : 𝟒,𝟓𝟎 𝐦

Tout dépassement de ces limites ou toute dégradation des infrastructures routières expose les contrevenants à des sanctions, conformément à la réglementation en vigueur. »

Nous sommes donc tous concernés par cette situation. Elle touche à la sécurité de chacun de nous. Nous devons donc nous mobiliser pour que pareil comportement ne se reproduise pas. Il n’est pas nécessaire qu’on rappelle à un citoyen, ce qu’il doit faire devant un tel cas de figure. Son devoir lui intime de contribuer, par tous les moyens, à l’interpellation de l’auteur. N’est-ce pas faire preuve de civisme que de protéger un bien commun ? Voyons ce que ce chauffeur a fait. Il a littéralement arraché un grand pan du béton au-dessous de la passerelle. Ce qui signifie qu’il roulait vite, que son véhicule ou son chargement était plus haut que le permet la règlementation, puisqu’il a accroché, cassé et arraché l’ouvrage situé à5m,20 du sol. Il a bien senti le choc, mais n’a pas daigner s’arrêter, malgré le grand dommage causé à un bien public.

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