Le coup d’envoi des épreuves du baccalauréat unique, session 2026, a été officiellement donné ce lundi 29 juin à l’école primaire Kipé 2, dans la commune de Ratoma. Une cérémonie marquée par la présence de plusieurs autorités éducatives et administratives, venues réaffirmer l’engagement de l’État à garantir des examens crédibles, équitables et inclusifs.
Parmi les personnalités présentes figurait Mohamed Diaby, Directeur national des solidarités au ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, qui a insisté sur les trois piliers majeurs qui caractérisent cette session : la culture du mérite, la lutte contre la fraude et l’inclusion des candidats en situation de handicap.
Dans son intervention, Mohamed Diaby a rappelé que les autorités guinéennes, conformément à la vision du Président de la République, Mamadi Doumbouya, et sous l’impulsion du gouvernement, ont fait de l’année scolaire 2025-2026 une année de valorisation de l’excellence. « Ceux qui décrocheront ce fameux sésame qu’est le baccalauréat seront des élèves véritablement méritants, dignes d’intégrer les institutions d’enseignement supérieur du pays », a-t-il déclaré.
Le responsable a également mis un accent particulier sur la lutte contre la fraude, qualifiée de menace sérieuse pour l’avenir du système éducatif national. Selon lui, la crédibilité des examens constitue une étape essentielle dans la formation de citoyens responsables et de futurs dirigeants capables de porter le développement de la Guinée. « La fraude tue notre système éducatif et compromet la qualité de nos futurs cadres », a-t-il martelé.
L’un des aspects marquants de cette première journée a été la prise en compte effective des candidats vivant avec un handicap, notamment les malvoyants et non-voyants. Une démarche saluée par Mohamed Diaby, qui y voit une illustration concrète de la politique d’inclusion sociale prônée par les autorités.
A Kipé 2, des dispositions spécifiques ont été mises en place pour ces candidats, avec une salle spéciale dédiée et des sujets d’examen transcrits en braille afin de leur permettre de composer dans les meilleures conditions.
Pour le Directeur national des solidarités, cette initiative démontre que le handicap ne constitue pas un obstacle à la réussite académique lorsqu’un accompagnement adéquat est assuré. « Le handicap n’est pas handicapant. Avec les mesures appropriées, ces élèves peuvent eux aussi devenir de futurs étudiants et contribuer au développement du pays », a-t-il souligné.

