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Exclusif-Raffinerie d’or de Guinée : l’équipe technique arrive à Conakry pour lancer la phase de démarrage

Conakry, 26 juin 2026 — L’équipe technique chargée de la raffinerie d’or de Guinée est arrivée dans la capitale guinéenne afin d’engager la phase de démarrage des machines. Une étape présentée comme décisive pour la mise en opération de cette infrastructure stratégique, construite à Conakry et appelée à renforcer la transformation locale de l’or.

Selon Bangaly Steve Touré, directeur général adjoint du Fonds d’Investissement Minier et proche du dossier, cette arrivée marque le début effectif de la première phase opérationnelle de la raffinerie, dont les installations étaient restées à l’arrêt depuis la fin de la construction.

Cette séquence technique devrait précéder une autre étape importante : la validation des procédures de raffinage et de production. Elle intervient dans un contexte où les autorités guinéennes affichent leur volonté d’accélérer la transformation locale des ressources minières, notamment l’or, afin de réduire la dépendance aux exportations de matières premières brutes.

Pour Bangaly Steve Touré, l’engagement du président de la République, Mamadi Doumbouya, demeure central dans la relance de ce projet. Il a manifesté un niveau de patriotisme exceptionnel, sans précédent dans l’histoire de la Guinée.

La raffinerie est présentée comme l’une des plus importantes du continent africain, tant par sa capacité de traitement que par le niveau technologique annoncé pour ses installations.

Au-delà de l’enjeu industriel, le projet est également décrit comme un instrument de souveraineté économique. Les revenus potentiels sont estimés à près de 10 milliards de dollars par an, selon les informations communiquées autour du dossier. Les autorités espèrent aussi renforcer la traçabilité de la production aurifère et capter davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.

D’après les données disponibles, la raffinerie disposerait d’une capacité journalière de 2 000 kilogrammes d’or, soit environ 10 tonnes par semaine. En fonctionnement continu, cette capacité pourrait être portée à un niveau supérieur, notamment en cas d’exploitation 24 heures sur 24.

Ces chiffres placeraient la Guinée parmi les acteurs majeurs du raffinage aurifère en Afrique, dans un secteur jusqu’ici largement dominé par l’exportation de l’or brut vers des centres de raffinage étrangers.

L’arrivée de l’équipe technique constitue donc un signal attendu pour la suite du calendrier opérationnel. Les prochaines semaines devraient permettre de préciser les conditions de mise en marche, les tests de conformité et le démarrage effectif de la production.

La raffinerie d’or de Guinée est désormais au centre des attentes économiques du pays. Si les objectifs annoncés se confirment, elle pourrait devenir l’un des leviers majeurs de l’industrialisation nationale et de la valorisation locale des ressources minières. Nous y reviendrons.

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